« La réforme de la facturation électronique obligatoire est un excellent résumé des avantages mais aussi des inconvénients du “tout-numérique” »
Le spécialiste des questions numériques Thomas Honnet revient, dans une tribune au « Monde », sur les conséquences qu’entraîne la dématérialisation des démarches administratives pour les usagers et y voit le signe inquiétant d’une « société de surveillance » de plus en plus pesante.
Résumé
Réforme de la facturation
La réforme impose aux entreprises françaises d’adopter la facturation électronique à partir de septembre 2024.
Elle concerne d’abord les administrations publiques, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI), puis les moyennes, petites et très petites entreprises (TPE) à partir de septembre 2025.
Cette obligation s’applique aussi bien à l’émission qu’à la réception des factures.
Les entreprises devront également transmettre leurs données de transaction et de paiement à l’administration fiscale.
La réforme s’inscrit dans la continuité d’une numérisation progressive des procédures, puisque depuis 2020, les entreprises devaient déjà envoyer leurs factures à destination des acteurs publics via le portail Chorus Pro.
L’objectif affiché est de moderniser les échanges, sécuriser les transactions et simplifier la gestion administrative pour les entreprises et l’administration.
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