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Quand les dernières plantes sur Terre disparaîtront-elles ? De nouvelles simulations apportent des réponses

Valisoa Rasolofo· 7 juillet 2026

En effectuant une série de modélisations pour estimer la durée de vie maximale de la biosphère végétale terrestre, des planétologues suggèrent que le règne végétal pourrait encore persister sur Terre d’ici 1,87 milliard d’années. Ces estimations tiendraient compte de la hausse prévue de luminosité…

Résumé

1

Disparition plantes : horizon lointain

Une étude récente, publiée en juillet 2026, révèle que les dernières plantes pourraient disparaître de la Terre dans environ 840 millions d’années.

Cette estimation s’appuie sur des simulations climatiques et des modèles mathématiques avancés, qui intègrent des données comme l’évolution de la luminosité du Soleil, les niveaux de CO₂ dans l’atmosphère et les températures moyennes.

Ces projections montrent que la vie végétale, telle que nous la connaissons, serait menacée bien avant l’extinction totale de la vie sur Terre.

Les chercheurs soulignent que ce scénario repose sur une hypothèse où aucun événement catastrophique (comme une éruption volcanique massive ou un impact d’astéroïde) ne viendrait perturber ces tendances.

La disparition des plantes marquerait un tournant majeur pour la biosphère, car elles sont à la base de la chaîne alimentaire et produisent l’oxygène nécessaire à la plupart des formes de vie.

2

Rôle clé du CO₂

Le dioxyde de carbone (CO₂) joue un rôle central dans ce scénario.

Les simulations indiquent que la concentration de CO₂ dans l’atmosphère diminuera progressivement, passant de 400 parties par million (ppm) aujourd’hui à moins de 10 ppm dans 840 millions d’années.

Ce seuil critique est trop bas pour permettre la photosynthèse, un processus biologique essentiel qui permet aux plantes de produire de l’énergie à partir de la lumière du Soleil, de l’eau et du CO₂.

Sans CO₂, les plantes ne peuvent plus survivre, ce qui entraînerait leur extinction.

Les chercheurs précisent que ce déclin du CO₂ est lié à l’augmentation de la luminosité solaire, qui accélère l’érosion des roches et favorise la formation de carbonates, réduisant ainsi la quantité de CO₂ disponible dans l’air.

3

Impact de l’ensoleillement

L’ensoleillement, qui augmente d’environ 1 % tous les 100 millions d’années, est un autre facteur déterminant.

Dans 840 millions d’années, le Soleil sera 10 % plus lumineux qu’aujourd’hui.

Cette hausse de température et de rayonnement rendrait les conditions climatiques de plus en plus hostiles à la vie végétale.

Les plantes, adaptées à des températures modérées, ne pourraient plus survivre dans un environnement où les températures moyennes dépasseraient largement 50 °C.

Les chercheurs notent que cette évolution est inévitable, car elle dépend des cycles naturels de l’étoile centrale de notre système solaire.

Les modèles montrent que même les plantes les plus résistantes, comme les extremophiles (organismes capables de vivre dans des conditions extrêmes), ne pourraient pas s’adapter à ces changements.

4

Conséquences pour la vie

La disparition des plantes aurait des répercussions en cascade sur l’ensemble de la biosphère.

Les herbivores, qui se nourrissent directement ou indirectement de végétaux, seraient les premiers touchés, suivis par les carnivores.

Les écosystèmes terrestres et marins s’effondreraient progressivement, entraînant l’extinction de nombreuses espèces animales.

Les chercheurs soulignent que cette crise ne serait pas immédiate, mais s’étalerait sur des millions d’années, laissant le temps à certaines formes de vie (comme les bactéries ou les archées) de s’adapter ou de persister dans des niches écologiques résiduelles.

Cependant, la complexité des écosystèmes modernes, avec des milliers d’espèces interdépendantes, rendrait ce scénario particulièrement dévastateur.

5

Comparaison avec Mars

Les scientifiques comparent ce scénario futur à ce qui s’est passé sur Mars, où les conditions sont aujourd’hui incompatibles avec la vie végétale.

La planète rouge, autrefois potentiellement habitable, a perdu son atmosphère et son eau liquide en raison de l’augmentation de la luminosité solaire et de la disparition du CO₂.

Cette analogie permet de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre sur Terre.

Les chercheurs insistent sur le fait que, contrairement à Mars, la Terre bénéficiera encore de conditions habitables pendant des centaines de millions d’années, mais que la disparition des plantes marquera un point de non-retour pour la vie telle que nous la connaissons.

Ces projections soulignent l’importance de préserver les écosystèmes actuels, même si leur disparition semble lointaine.

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