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☕️ L’Éducation nationale s’est encore faite pirater, un nombre important d’agents concernés

Next.ink · mis à jour il y a 3 h

Vendredi, le ministère a reconnu « une intrusion frauduleuse dans l’un de ses systèmes d’information », qui « a pu conduire à l’exfiltration de données à caractère personnel concernant un nombre important de ses agents ». C’est la troisième fois cette année, après l’intrusion sur le portail RH Compas en mars qui a exposé les […].

Nouvelle cyberattaque

Le ministère de l’Éducation nationale a subi une troisième cyberattaque en 2026, cette fois-ci dans la nuit du 25 au 26 juillet. Les pirates informatiques ont réussi à s’introduire frauduleusement dans un système d’information du ministère, ce qui a permis l’exfiltration de données personnelles concernant un grand nombre d’agents. Cette intrusion fait suite à deux autres attaques similaires en mars et avril 2026, ciblant respectivement le portail RH Compas et le service ÉduConnect. Dans ces deux cas, les données de 243 000 agents et stagiaires, ainsi que celles de nombreux élèves, avaient déjà été exposées.

Cibles et données volées

Cette nouvelle cyberattaque a visé le service dédié à la formation des personnels de l’Éducation nationale. Les pirates ont usurpé un compte professionnel pour accéder aux données. Les agents concernés sont ceux ayant exercé en académie depuis 2001, soit environ 25 ans de personnel. Parmi les informations dérobées figurent des éléments d’identité, des données professionnelles (statut et fonctions), ainsi que, pour une partie des agents, leurs coordonnées postales, leur numéro de téléphone et leur numéro de sécurité sociale. Le ministère n’a pas précisé le nombre exact de personnes touchées, mais confirme que des enseignants sont concernés.

Réactions et mesures

Face à cette intrusion, le ministère a déposé une plainte et saisi deux autorités : l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), chargée de protéger les systèmes informatiques en France, et la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), qui veille au respect de la vie privée. Le ministère s’engage à informer dans les meilleurs délais les personnes potentiellement concernées, une obligation légale en cas de risque élevé pour leurs données. Par ailleurs, il rappelle les règles de prudence en matière de cybersécurité, notamment les risques de phishing (technique consistant à tromper une personne pour lui soutirer des informations sensibles) et d’usurpation d’identité, qui a justement permis cette attaque.

Ce que ça pourrait changer

Cette série de cyberattaques illustre les vulnérabilités persistantes des systèmes informatiques de l’État français, malgré les alertes répétées. Les données personnelles des agents et des élèves sont particulièrement sensibles, car elles peuvent être utilisées pour des fraudes ou des usurpations d’identité. Le ministère insiste sur l’importance de la vigilance, tant pour les institutions que pour les individus, afin de limiter les risques liés à ces fuites de données. Ces incidents soulèvent également des questions sur la sécurité des systèmes publics et les moyens mis en œuvre pour les protéger.

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