Pendant ce temps-là en Italie : j’aurais voulu être norvégien
Cette fois, ce devait être la bonne : après deux échecs, en 2018 et en 2022, les Azzurri allaient se qualifier pour la Coupe du monde 2026. Rien n’y a fait, la sélection a encore été éliminée. Chaque mercredi, notre journaliste Italie chronique le désarroi de tout un pays, qui, cette semaine, envie…
Résumé
Mea culpa italien
L’écrivain italien Gabriele Romagnoli a publié dans La Repubblica un article où il reconnaît une erreur collective des Italiens concernant leur vision du football.
Romagnoli, figure intellectuelle de Bologne, admet que le Brésil n’est plus le pays produisant la joie dans le football, mais que ce rôle revient désormais à la Norvège.
Ce mea culpa reflète une remise en question plus large de la part des Italiens, souvent prompts à idéaliser d’autres nations footballistiques.
Le terme mea culpa vient du latin et signifie littéralement « par ma faute », utilisé ici pour désigner une reconnaissance publique d’une erreur ou d’un échec.
L’article souligne ainsi le courage nécessaire pour admettre ses préjugés et réviser ses opinions, un exercice qui demande de l’humilité.
Élimination italienne
Les Italiens, supporters de l’équipe brésilienne lors de la Coupe du monde, ont vu leur équipe nationale éliminée dès les huitièmes de finale.
Cette déception s’ajoute à un autre revers : l’élimination de l’Italie lors des qualifications pour la Coupe du monde, causée par deux défaites contre la Norvège.
Les Azzurri, surnom de l’équipe nationale italienne en raison de la couleur de leur maillot, ont ainsi été privés de la phase finale du tournoi.
Les qualifications pour la Coupe du monde sont une série de matchs organisés par la FIFA pour déterminer quelles équipes participeront à la compétition.
L’Italie, championne du monde en titre, a donc été contrainte de jouer un match de barrage pour tenter de se qualifier, une situation inhabituelle pour ce pays historiquement performant.
Rôle de la Norvège
La Norvège joue un rôle central dans l’article, non seulement en tant que nation footballistique, mais aussi comme acteur ayant directement influencé le parcours de l’Italie.
Les Norvégiens ont battu à deux reprises les Italiens lors des qualifications pour la Coupe du monde, les privant ainsi d’une qualification directe.
La Norvège, souvent associée à des stéréotypes comme ceux des Vikings (guerriers scandinaves légendaires), est décrite comme une équipe célébrant ses victoires avec enthousiasme, voire de manière exubérante.
Le terme drakkars fait référence aux navires vikings, utilisés ici de manière imagée pour évoquer l’énergie et la détermination de l’équipe norvégienne.
Cette équipe, bien que moins médiatisée que d’autres, a ainsi joué un rôle clé dans le destin footballistique de l’Italie.
Réaction des intellectuels
Gabriele Romagnoli, écrivain et intellectuel italien, incarne une réflexion plus large sur les stéréotypes et les préjugés dans le football.
Son article publié dans La Repubblica, un quotidien italien influent, souligne la nécessité de dépasser les clichés pour mieux comprendre la réalité du sport moderne.
Le terme stéréotypes désigne ici des idées reçues ou des généralisations simplistes sur un pays ou une culture, souvent appliquées sans nuance.
Romagnoli invite ses compatriotes à abandonner ces visions simplistes, comme celle associant le football brésilien à la joie, pour reconnaître la valeur d’autres nations, comme la Norvège.
Ce discours reflète une prise de conscience collective, où l’Italie doit accepter ses échecs et revoir ses certitudes.
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