Pourquoi les footballeurs simulent-ils autant? Un neurochirurgien a une explication
Le neurochirurgien américain Richard Menger analyse les mécanismes qui poussent les athlètes à jouer la comédie plutôt que le ballon, au risque d'agacer les spectateurs..
Les footballeurs simulent fréquemment des blessures pour influencer le jeu, malgré les règles de la FIFA. Cette pratique, appelée 'diving', consiste à mimer une douleur après un contact minime ou inexistant. Elle vise à obtenir des avantages comme un coup franc ou un carton jaune pour l'adversaire, perturbant le déroulement du match.
Une étude de 2014 révèle que 83% des supporters considèrent la simulation comme une source majeure d'agacement. Cette pratique est perçue comme de la tricherie déguisée en performance, gâchant l'authenticité du spectacle sportif. Les fans privilégient l'intégrité du jeu et la crédibilité des blessures réelles.
Contrairement à d'autres sports comme le rugby, le football tolère davantage la simulation. Les joueurs y voient une stratégie légitime pour influencer le match, notamment en stoppant des attaques ou en récupérant du temps. Cette culture ancrée contraste avec l'éthique du rugby, où les blessures sont acceptées sans simulation.
Le neurochirurgien Richard Menger souligne que les simulations sapent la crédibilité des vraies blessures. Elles perturbent les soins médicaux et perdent du temps pour les joueurs et les arbitres. Cette pratique, bien que courante, est jugée préjudiciable à la santé et à l'équité du sport.
La FIFA tente de limiter les simulations via des avertissements et l'assistance vidéo. Cependant, ces mesures restent insuffisantes selon Menger. L'objectif est de préserver l'authenticité du jeu et de respecter les blessures réelles, tout en sanctionnant les simulations pour maintenir l'intégrité de la compétition.

