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Droit

Parcoursup : les données de 705 000 candidats rattachés aux sessions 2023 et 2025 en Occitanie piratées

Le Monde : Libertés numériques · mis à jour 23 avr.

Les données piratées comprennent les noms, les prénoms, les nationalités, les dates de naissance, les adresses postales et électroniques et les numéros de téléphone..

Cyberattaque sur Parcoursup

En octobre 2025, une cyberattaque a ciblé le système d’information de Parcoursup, la plateforme française permettant aux lycéens et étudiants d’émettre des vœux pour intégrer des formations dans l’enseignement supérieur. Cette attaque a permis le vol de données personnelles concernant 705 000 candidats en Occitanie, une région du sud de la France. Les pirates ont exploité un compte frauduleux pour accéder à un module de gestion des données, normalement réservé aux agents administratifs de la région académique Occitanie. Cette intrusion a été signalée aux autorités en mars 2025, mais les conséquences n’ont été rendues publiques que le 23 avril 2025 par le ministère de l’Enseignement supérieur.

Données volées détaillées

Les données dérobées lors de cette cyberattaque incluent des informations sensibles et variées. Pour chaque candidat concerné, les pirates ont obtenu les noms, prénoms, nationalités, dates de naissance, adresses postales et électroniques ainsi que les numéros de téléphone. Des données relatives à la scolarité des candidats, comme leur statut de boursier ou leur parcours de formation, ont également été récupérées. Pour les candidats mineurs, des informations supplémentaires ont été compromises : le lien de parenté avec leurs responsables légaux ainsi que leur catégorie socio-professionnelle. Ces données couvrent les sessions 2023 et 2025 de Parcoursup, ce qui signifie que des candidats ayant postulé il y a deux ans ou plus récemment sont concernés.

Responsables et actions

L’accès frauduleux au module de gestion des données a été rendu possible par l’utilisation illégale d’un compte normalement destiné au personnel de la région académique Occitanie. Le ministère de l’Enseignement supérieur a immédiatement mobilisé ses équipes techniques pour renforcer la sécurité du système et limiter les risques de nouvelles intrusions. Par ailleurs, le ministère a saisi la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), une autorité administrative indépendante chargée de veiller à la protection des données personnelles en France. Une plainte a également été déposée auprès du parquet de Paris, l’autorité judiciaire compétente pour les infractions liées à la cybercriminalité.

Ce que ça pourrait changer

Face à cette fuite de données, le ministère appelle les 705 000 candidats concernés à la plus grande vigilance. Les données volées pourraient être utilisées pour des tentatives d’*hameçonnage* (*phishing*), une technique consistant à tromper une personne pour lui soutirer des informations personnelles ou financières, ou encore pour des escroqueries ou des usurpations d’identité. Les candidats sont invités à vérifier l’authenticité des messages ou appels qu’ils reçoivent et à ne pas communiquer d’informations sensibles sans s’assurer de l’identité de leur interlocuteur. Cette affaire illustre les vulnérabilités des services informatiques de l’État, comme en témoigne une précédente fuite de données à l’ANTS, l’Agence nationale des titres sécurisés.

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