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Société

From wildfire to sewage crisis: Neskantaga’s nightmare isn’t over

Ricochet · mis à jour il y a 1 h

Just days after returning from a wildfire evacuation, the northwestern Ontario fly-in First Nation has declared another state of emergency after a sewage disaster has forced residents to leave their community again The post From wildfire to sewage crisis: Neskantaga’s nightmare isn’t over appeared first on Ricochet..

Deuxième urgence en un mois

La communauté autochtone de Neskantaga, située à 450 kilomètres au nord-est de Thunder Bay en Ontario, fait face à une deuxième crise en moins d’un mois. Cinq jours après son retour d’une évacuation liée à des feux de forêt, la Première Nation a dû déclarer l’état d’urgence après qu’un débordement d’eaux usées ait inondé le sous-sol de son centre de santé. Ce centre était déjà fragilisé par une précédente crise en 2025, lorsque des températures printanières élevées avaient provoqué une fonte des neiges extrême, faisant s’enfoncer le bâtiment dans le sable et contaminant les lieux avec du diesel. Le chef Gary Quisess a exprimé sa déception face à une erreur humaine évitable, attribuée à un entrepreneur fédéral qui n’a pas accepté l’aide d’un camion de pompage local avant d’effectuer des travaux. La communauté de 350 habitants doit à nouveau évacuer, alors qu’elle venait tout juste de rentrer de Toronto où elle avait séjourné deux semaines dans des hôtels pendant les incendies.

Centre de santé en péril

Le centre de santé de Neskantaga, déjà condamné en 2025 pour des conditions jugées inacceptables et dangereuses par l’ancien ombudsman de l’Ontario Paul Dubé, est au cœur de cette nouvelle crise. En 2025, le bâtiment s’était enfoncé dans le sable sous l’effet de la fonte des neiges, et une fuite de diesel avait rendu les lieux impropres à un usage médical. Les infirmières avaient alors dû travailler dans des caravanes doubles transformées en poste médical temporaire d’avril à novembre 2025. Le centre avait finalement été rouvert, mais les caravanes avaient dû être utilisées pour loger deux familles sans-abri. Aujourd’hui, le sous-sol inondé de matières fécales impose une nouvelle fermeture, avec des travaux de décontamination longs et coûteux, car les eaux usées s’infiltrent dans le sol et ne peuvent être évacuées sans retirer les fondations.

Évacuation et festival annulé

Cette nouvelle évacuation survient alors que la communauté préparait son festival estival d’une semaine, un événement annuel qui accueille les membres de Neskantaga vivant hors réserve pour des repas, des jeux et une pow wow. Le festival a été annulé, ajoutant une dimension culturelle et sociale à la crise. Les habitants ne savent pas où se rendre, les avions étant déjà en train de quitter la région. Une réunion d’urgence est prévue à 16 heures avec Services aux Autochtones Canada (SAC), l’organisme fédéral responsable des affaires autochtones, qui a promis une réponse « dès que possible ». Le chef Quisess souligne que cette situation, causée par une erreur humaine, aurait pu être évitée et que les responsables devraient en assumer la responsabilité.

Contexte des feux de forêt

La crise actuelle s’inscrit dans un contexte de feux de forêt historiques en Ontario. En 2026, la province a connu la pire saison de feux de forêt de son histoire, forçant Neskantaga à évacuer pendant deux semaines vers Toronto. Les feux de forêt, souvent aggravés par le changement climatique, ont des répercussions directes sur les communautés isolées comme Neskantaga, dont l’accès se fait uniquement par avion. Ces évacuations répétées exposent les infrastructures locales, déjà fragiles, à des pressions supplémentaires. Le chef Quisess évoque un sentiment de déjà vu, soulignant que les erreurs répétées des entrepreneurs et des institutions aggravent une situation déjà critique pour une communauté déjà éprouvée par des décennies de négligence.

Ce que ça pourrait changer

Plusieurs acteurs jouent un rôle central dans cette crise. Le chef Gary Quisess et le conseil de bande de Neskantaga sont en première ligne pour gérer l’urgence et défendre les intérêts de la communauté. *Services aux Autochtones Canada* (SAC), l’agence fédérale, est responsable de la gestion des infrastructures et des services dans les réserves autochtones, mais sa réponse est jugée insuffisante par la communauté. L’entrepreneur fédéral mentionné dans l’article, responsable des travaux ayant causé le débordement, est pointé du doigt pour avoir ignoré une solution locale (un camion de pompage) qui aurait pu éviter la catastrophe. Enfin, l’ancien ombudsman de l’Ontario Paul Dubé avait déjà alerté en 2025 sur les *conditions inacceptables et dangereuses* des infrastructures de Neskantaga, sans que des mesures correctives suffisantes ne soient prises.

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