Partition en mouvement et abîmes de l'écriture, avec Lucie Antunes, Mathilde Monnier, Denis Eyriey et Victoria Quesnel
Le Festival d'Avignon met à l'honneur la création contemporaine: la musicienne Laura Antunes et la chorégraphe Mathilde Monnier présentent leur spectacle "Silence". Puis, focus sur "Maldoror" de Julien Gosselin, spectacle d’ouverture du festival, avec les comédiens Denis Eyriey et Victoria Quesnel.
Résumé
Spectacle Silence
Le spectacle Silence, créé par la musicienne Lucie Antunes et la chorégraphe Mathilde Monnier, est présenté lors du Festival d'Avignon 2026.
Il met en scène huit danseurs-musicien·nes sur scène, sans séparation entre les interprètes et les musiciens.
L'objectif est de faire dialoguer la danse et la musique pour créer une écoute pure, où le bruit du monde s'efface.
Le spectacle explore le paradoxe de faire naître le son du silence, en cherchant à atteindre un état d'extase et d'apaisement.
Mathilde Monnier souligne l'importance du collectif et la porosité entre les danseurs et les musiciens, avec la musique placée au centre du plateau pour briser les frontières traditionnelles.
Festival d'Avignon 2026
Le Festival d'Avignon 2026 met à l'honneur la création contemporaine, avec notamment l'ouverture par le spectacle Maldoror de Julien Gosselin, adapté de l'œuvre de Roberto Bolaño et du poète Lautréamont.
Ce spectacle, d'une durée de cinq heures, explore les formes de violence humaine et le mal absolu, ancré dans l'Amérique latine des années 1970.
La pièce a été créée dans la Cour du palais des papes, un lieu emblématique du festival.
Victoria Quesnel et Denis Eyriey, comédiens expérimentés, y participent et soulignent la confiance mutuelle et l'autonomie de travail au sein de ce projet exigeant.
Violence et littérature
Le spectacle Maldoror s'inspire de deux auteurs majeurs : Roberto Bolaño, écrivain chilien, et Lautréamont, poète franco-uruguayen.
Leurs œuvres explorent la violence humaine et ses origines, un thème central dans la pièce de Julien Gosselin.
La littérature chilienne, notamment celle de Bolaño, est mise en avant, dix ans après la création de 2666, une autre œuvre majeure de l'auteur.
Le spectacle cherche à représenter toutes les formes de violence, du mal absolu, en s'appuyant sur un dialogue entre ces deux auteurs et leurs époques respectives.
Rôle des comédiens
Victoria Quesnel et Denis Eyriey, comédiens expérimentés, interviennent dans Maldoror aux côtés de Julien Gosselin, avec qui ils collaborent depuis plusieurs années.
Leur expérience commune leur permet de travailler avec une grande autonomie et une confiance mutuelle, essentielle pour aborder un spectacle aussi exigeant.
Quesnel et Eyriey décrivent leur travail comme un « saut dans le vide », où la réussite n'est pas garantie, mais où l'essai et la tentative sont centraux.
Cette collaboration longue permet de créer un acte théâtral fort, ancré dans l'exploration des limites humaines.
Approche collective
Mathilde Monnier insiste sur l'importance du collectif dans Silence, un spectacle où danseurs et musiciens forment un ensemble unique.
L'idée est de casser les frontières traditionnelles entre les disciplines artistiques, en plaçant la musique au centre du plateau.
Cette approche permet aux danseurs de traverser l'espace comme s'ils traversaient un chœur ou un orchestre, créant une porosité physique et artistique.
Monnier souligne que cette dynamique collective est au cœur de la création, où chaque élément contribue à une écoute pure et à une expérience immersive pour le public.
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