La brutalisation de la vie sensible nous mène-t-elle au fascisme ?
La vie sensible disparaît. Du béton à perte de vue, des pixels plein les yeux. Il s'agit d'un « dessèchement progressif de la réalité », écrit Paul Klotz. Cette « brutalisation », selon d'autres auteurs, pourrait même nous faire basculer dans le totalitarisme. On se rappelle du poème d'Arthur Rimba…
Résumé
Définition de la brutalisation
La brutalisation désigne ici le processus par lequel les relations humaines, les émotions et les interactions sociales deviennent de plus en plus violentes, agressives ou déshumanisantes.
Ce concept, popularisé par l'historien George Mosse dans les années 1970, s'applique souvent à l'étude des sociétés en période de crise ou de transformation politique.
Dans l'article, il est utilisé pour décrire une évolution contemporaine où les conflits, les discours et même les émotions sont marqués par une intensité croissante, parfois extrême.
Cette brutalisation ne se limite pas à la violence physique : elle inclut aussi une dégradation du langage, une polarisation des débats et une normalisation de la rudesse dans les échanges publics ou privés.
L'auteur s'appuie sur des travaux récents pour montrer comment cette tendance pourrait fragiliser les fondements démocratiques d'une société.
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