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Et si des moines italiens avaient inventé le Coca-Cola bien avant les Américains?

Laura Perren· 1 août 2026

En fouillant dans les archives de la pharmacie d'un ancien couvent de Florence, le recteur du lieu a découvert un papier où était détaillée la recette d'un élixir qui ressemble étrangement au Coca-Cola.

Résumé

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Découverte inattendue

Un moine italien, le père Manuel Russo, a découvert par hasard dans les archives d’un ancien couvent florentin une recette ancienne ressemblant étrangement à celle du Coca-Cola.

Ce document, daté du milieu du XIXe siècle, décrit un elixir vinoso ricostituente (un élixir reconstituant à base de vin) composé de 10 grammes de feuilles de coca boliviennes et de 30 grammes de noix de kola.

Ce mélange était présenté comme un tonique destiné à combattre la fatigue, notamment celle liée aux maladies ou au vieillissement.

La découverte a été faite dans la pharmacie du couvent San Marco à Florence, un lieu fondé en 1436 et toujours en activité aujourd’hui.

Les chercheurs estiment que ce document a été rédigé entre 1830 et 1870, soit plusieurs décennies avant l’invention officielle du Coca-Cola par le pharmacien américain John Pemberton en 1886.

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Origines controversées

Cette découverte relance le débat sur l’origine exacte du Coca-Cola, une boisson emblématique des États-Unis.

Le père Russo précise que cette recette italienne n’est pas nécessairement à l’origine de la boisson gazeuse américaine, mais qu’elle en partage des similitudes frappantes.

Il souligne que d’autres remèdes à base de feuilles de coca étaient courants en Europe à cette époque, notamment en Italie et en France.

Le moine ajoute avec humour qu’il ne souhaite pas déclencher un procès avec la marque Coca-Cola, car John Pemberton a inventé sa propre recette, sans alcool, et que cette pratique était répandue.

Cette découverte n’est pas la première à remettre en cause l’origine américaine du Coca-Cola, puisque le Kola Coca, un sirop alcoolisé fabriqué en Espagne en 1885, avait déjà été évoqué comme une possible inspiration.

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Un produit très prisé

Selon les archives du couvent San Marco, l’élixir des moines était un best-seller, vendu entre 2 et 6 lires italiennes, soit moins d’un centime d’euro actuel.

Le père Russo explique que ce produit était apprécié pour ses propriétés supposées contre la fatigue, y compris celle liée au vieillissement.

La pharmacie du couvent, qui existait depuis le XVe siècle, était un lieu de soins pour les personnes démunies de la région.

Elle abritait également des ingrédients rares, comme un crocodile suspendu au plafond, symbole des produits exotiques disponibles.

Le moine a également retrouvé deux bouteilles vides ayant contenu cette potion, ainsi que des étiquettes mentionnant des ingrédients comme de l’oxygène pur, du cognac ou de l’alcool de pétrole rectifié.

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Contexte historique

Au XIXe siècle, les moines florentins commerçaient activement avec des feuilles de coca boliviennes, importées en Italie par des missionnaires.

Ce commerce a pris fin en 1961, lorsque la consommation de coca a été interdite au niveau international en raison de sa teneur en alcaloïdes, des substances utilisées pour fabriquer de la cocaïne.

La pharmacie du couvent San Marco, considérée comme l’un des plus beaux trésors du lieu, est toujours en activité, bien que ses locaux aient changé.

Les archives conservées dans cet établissement révèlent un inventaire exceptionnel, témoignant de la richesse des ressources disponibles à l’époque pour soigner les maladies.

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