« Un grand raccourci » de Clément Devilliers et d’Armand Foëx : un road-trip breton réjouissant

Les tout jeunes Armand Foëx et Clément Devilliers donnent un coup de fraîcheur au cinéma français avec leur premier long métrage, une histoire bretonne de concours de beauté et de cousins embêtés.
Résumé
Deux cinéastes prometteurs
Clément Devilliers et Armand Foëx, deux jeunes réalisateurs nantais âgés de 22 ans, signent leur premier long-métrage intitulé Un grand raccourci.
Depuis près de dix ans, ce duo travaille ensemble en réalisant des courts-métrages qu’ils diffusent gratuitement sur Internet.
Leur approche, marquée par l’art de la débrouille et une grande créativité, a permis de concrétiser leur premier projet pour le cinéma.
Ce film s’inscrit dans une volonté de représenter une génération confrontée à des défis économiques et sociaux, notamment la précarité et l’exode rural.
Leur parcours illustre une nouvelle façon de produire du cinéma, en dehors des circuits traditionnels, avec des moyens limités mais une grande liberté artistique.
Synopsis et intrigue
Un grand raccourci raconte l’histoire de quatre personnages en Bretagne, confrontés à des difficultés personnelles et professionnelles.
Deux cousins, endeuillés par la perte de leur grand-mère, voient leur restaurant familial menacé par le déclin économique de la région.
Pour tenter de sauver l’établissement, ils se lancent dans une activité improvisée de dératisation, avant de croiser la route de Louise et Maeva.
Louise participe à un concours de beauté, Miss Côte d’Armor, tandis que Maeva la soutient dans la promotion de sa marque de bijoux.
Le film suit leur parcours semé de mésaventures, mêlant humour et émotion, avec une touche de réalisme social.
L’intrigue explore des thèmes comme la résilience, l’entraide et la quête de sens dans un monde en mutation.
Style et tonalité
Le film se distingue par son ton jovial et décalé, malgré des moments où la narration peut paraître bancale, reflétant les imperfections de ses personnages.
Les comédiens apportent une interprétation touchante, renforçant l’aspect humain et authentique de l’histoire.
Tourné dans la campagne bretonne, Un grand raccourci offre une vision décentralisée du cinéma français, loin des clichés parisiens.
Il propose un regard neuf sur une jeunesse en quête de solutions pour s’en sortir, avec des dialogues et des situations qui oscillent entre absurdité et poésie.
Le résultat est un mélange de légèreté et de mélancolie, typique des road-trips cinématographiques.
Production et sortie
Ce premier long-métrage marque une étape importante pour Devilliers et Foëx, car il s’agit de leur première œuvre projetée sur grand écran.
Le film a suivi un parcours de production atypique, bousculant les codes traditionnels de l’industrie cinématographique.
Il est distribué par la société UFO et sortira en salles le 12 août 2026, avec une durée de 1 heure et 21 minutes.
Les deux réalisateurs, habitués à travailler avec des moyens modestes, ont su tirer parti de leur expérience pour créer un film accessible et engageant.
Leur approche reflète une tendance croissante chez les jeunes cinéastes, qui privilégient l’innovation et l’authenticité plutôt que les budgets colossaux.
Réception et enjeux
Bien que le film puisse sembler inégal à certains moments, il apporte une bouffée d’air frais dans le paysage cinématographique français.
Un grand raccourci est salué pour son regard renouvelé et son ancrage territorial, loin des grands centres urbains.
Il met en lumière les défis des zones rurales, comme l’exode des jeunes et la précarité économique, tout en célébrant la solidarité et l’ingéniosité des personnages.
Pour le public, il représente une œuvre rafraîchissante, idéale pour l’été, qui allie divertissement et réflexion.
Le film s’adresse particulièrement aux spectateurs en quête de récits authentiques et de personnages imparfaits mais attachants.
Commentaires (0)
Connecte-toi pour commenter
Se connecterAucun commentaire pour le moment.
Découvre plus de contenu sur Napseflow


