L’audition “consternante” d’Anthony Fauci, le “Monsieur Covid” de la Maison-Blanche
Après avoir rendu public son journal tenu durant la pandémie, le sénateur républicain Rand Paul a fait subir à l’immunologiste une audition à charge. Le médecin est resté mutique, laissant les élus des deux bords offrir le spectacle navrant des divisions américaines à propos du Covid-19.
Résumé
Audition de Fauci
Le 29 juillet 2026, Anthony Fauci, immunologiste et ancien conseiller de la Maison-Blanche, a été auditionné par une commission du Sénat américain.
Cette audition portait sur la gestion de la pandémie de Covid-19 aux États-Unis.
Fauci, surnommé le Monsieur Covid pour son rôle central dans la réponse sanitaire, a refusé de répondre à la plupart des questions posées par les sénateurs.
Il a invoqué à 111 reprises le cinquième amendement de la Constitution des États-Unis, qui protège une personne de l'auto-incrimination, c'est-à-dire le droit de ne pas témoigner contre elle-même.
Cette stratégie a été utilisée pour éviter de répondre à des questions sur les origines du virus.
L'audition s'est déroulée dans un climat tendu, reflétant les divisions politiques autour de la gestion de la crise sanitaire.
Contexte politique
L'audition de Fauci s'inscrit dans un contexte politique marqué par des tensions entre républicains et démocrates aux États-Unis.
Le sénateur républicain Rand Paul, du Kentucky, a joué un rôle clé dans cette enquête parlementaire.
Il a accusé Fauci de mauvaise gestion et a exprimé publiquement son intention de le faire condamner pénalement.
Pour étayer ses accusations, Rand Paul a rendu public un journal personnel de Fauci couvrant la période de 2019 à 2022.
Ce document, composé de plus de 1 000 pages, a été fourni par Robert Kennedy Jr., alors ministre de la Santé.
Ces notes personnelles ont été utilisées pour tenter de prouver que Fauci avait agi de manière inappropriée ou trompeuse pendant la pandémie.
Réactions et enjeux
La publication de ce journal a suscité de vives réactions dans l'opinion publique américaine.
The Washington Post a souligné dans un éditorial que l'unité ressentie par les Américains au début de la pandémie avait disparu en 2026.
L'ancien président Joe Biden avait accordé une grâce présidentielle à Fauci en janvier 2025, mais celle-ci ne le protégeait pas nécessairement d'une condamnation pénale si des preuves de mauvaise foi ou de faute grave étaient établies.
Cette affaire illustre les divisions persistantes aux États-Unis autour de la gestion de la crise du Covid-19, ainsi que les tensions entre les pouvoirs politiques et scientifiques.
Elle met également en lumière l'importance des débats publics sur la transparence et la responsabilité des décideurs en temps de crise.
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