La deeptech Presage s’offre un ancien directeur de recherche IA de Meta
L’arrivée de Tony Tung, ancien directeur de recherche IA chez Meta, chez la deeptech française Presage interroge sur la capacité des startups européennes à attirer des talents de la Silicon Valley. Ce recrutement, à la fois scientifique et symbolique, révèle une stratégie d’accélération technologique et commerciale, mais aussi les défis d’un écosystème en tension entre fuite et retour des cerveaux.
Quel est le rôle exact de Tony Tung au sein de Presage ?
Tony Tung rejoint Presage en tant que cofondateur et directeur scientifique, où il aura pour mission de définir la vision scientifique de l’entreprise et de piloter le développement de Cloud-1, le modèle fondationnel sur lequel repose sa technologie de Digital World Models.
Quels sont les objectifs technologiques de Presage avec cette embauche ?
Presage vise à créer des Digital World Models, c’est-à-dire des modèles capables d’apprendre le fonctionnement d’une infrastructure informatique pour simuler son comportement et anticiper les pannes, les goulets d’étranglement ou les conséquences de modifications avant leur déploiement.
Pourquoi ce recrutement est-il considéré comme un signal fort pour l’écosystème tech français ?
L’embauche d’un profil aussi expérimenté que Tony Tung, après près de dix ans chez Meta, est perçue comme un gage de crédibilité scientifique et technologique pour une startup encore jeune, tout en soulignant la capacité de la France à attirer des talents de la Silicon Valley, un phénomène encore rare.
Quels sont les enjeux géographiques pour Presage dans les mois à venir ?
Presage prépare une expansion commerciale aux États-Unis en installant une partie de son équipe à San Francisco, tout en recrutant un chercheur ayant passé une décennie dans la Silicon Valley, ce qui illustre une stratégie paradoxale de développement à l’international tout en capitalisant sur un profil local.
Ce que ça pourrait changer
Ce recrutement pourrait marquer un tournant pour Presage en lui permettant de se positionner comme un acteur crédible dans la course aux world models, un domaine stratégique où les géants du cloud et les startups se disputent les talents. Il interroge aussi sur la durabilité des retours de cerveaux français de la Silicon Valley, dont la récurrence récente pourrait signaler un changement de dynamique pour l’écosystème tech européen.

