Un an après notre financement participatif, faisons le point
Un an après son financement participatif, The Shift Project dresse un bilan opérationnel de ses engagements, révélant une stratégie de transition écologique systémique et territorialisée. L’organisation, spécialisée dans la décarbonation de l’économie, démontre une capacité à transformer des promesses en actions concrètes, tout en identifiant les limites de ses ressources pour aborder de nouveaux enjeux. Ce bilan interroge la portée réelle de son influence, entre médiatisation ciblée et ancrage local, dans un contexte politique et social marqué par l’urgence climatique.
Quels sont les principaux domaines d’intervention que The Shift Project a couverts depuis son financement participatif ?
L’organisation a mené à bien l’intégralité des analyses sectorielles prévues, couvrant des thématiques aussi variées que l’intelligence artificielle et les centres de données, la souveraineté énergétique, la décarbonation des territoires, la mobilité quotidienne, le secteur aérien, ou encore l’emploi et la formation. Elle a également produit un rapport systémique, Réussir la transition dans l’incertitude, détaillant 20 chantiers clés répartis dans les transports, le logement, le numérique, l’industrie, l’agriculture et l’énergie.
Comment The Shift Project a-t-il mobilisé les acteurs locaux et nationaux pour porter ses propositions ?
L’organisation a multiplié les consultations et interventions auprès des élus, notamment via une grande consultation auprès de 3 000 élus municipaux dont 1 000 maires, ainsi que des échanges avec des associations d’élus comme l’AMF ou les Intercommunalités de France. Elle a également lancé des consultations sectorielles, comme celle sur la santé (13 000 répondants) ou le sport, et renforcé sa présence dans des événements d’influence majeurs, tout en développant une équipe dédiée à la démultiplication de ses interventions.
Quelles sont les limites identifiées par The Shift Project dans la poursuite de ses objectifs, et quels sont ses besoins pour les dépasser ?
L’organisation reconnaît que ses ressources actuelles ne lui permettent pas encore d’aborder certains sujets cruciaux, comme le spatial, le tourisme ou l’adaptation au changement climatique, faute de moyens suffisants. Pour pallier cela, elle appelle à des partenariats avec des entreprises ou mécènes, via un appel spécifique à contact@theshiftproject.org. Par ailleurs, sa présence à Bruxelles est assurée jusqu’à fin 2027, avec l’ambition de pérenniser et renforcer son équipe au-delà de cette échéance.
Quel rôle joue la médiatisation dans la stratégie d’influence de The Shift Project, et quels résultats a-t-elle obtenus ?
The Shift Project a fait de la médiatisation un pilier de son influence, en organisant des conférences de presse à chaque rapport et en ciblant des médias nationaux comme Le Monde, France Inter ou France 5. Ces efforts ont généré plus de 700 retombées presse au premier semestre 2026, avec une visibilité accrue lors de la sortie de son rapport Réussir la transition dans l’incertitude. L’organisation prévoit d’intensifier cette stratégie pendant la campagne présidentielle pour amplifier la portée de ses propositions.
Ce que ça pourrait changer
Ce bilan suggère que The Shift Project a réussi à ancrer ses propositions dans le débat public, en combinant expertise technique, mobilisation citoyenne et ciblage médiatique. Cependant, son modèle dépendra de sa capacité à élargir ses partenariats et à maintenir une dynamique d’influence durable, notamment face à des enjeux complexes comme l’agriculture ou la défense. La pérennisation de ses équipes, notamment à Bruxelles, sera un test clé pour son ambition de peser sur les politiques publiques à long terme.

