La boutique en ligne ASOS piratée, ce sont les hackers qui s’en vantent dans un message envoyé aux clients
Le géant du e-commerce ASOS se retrouve au cœur d’une cyberattaque d’un nouveau genre : des pirates revendiquent le piratage de sa base de données via un message directement adressé aux clients, une méthode qui interroge sur l’audace des attaquants et les failles de sécurité des plateformes cloud. Cette stratégie, où les victimes sont aussi les témoins, soulève des questions sur l’évolution des tactiques des cybercriminels et la vulnérabilité des infrastructures numériques des géants du retail.
Comment les hackers ont-ils communiqué leur acte aux clients d’ASOS ?
Les pirates ont envoyé une notification push aux clients britanniques d’ASOS, intitulée « ASOS hacked », contenant un message exigeant un contact sous peine de publication des données volées. Le message mentionnait explicitement l’instance Snowflake, une plateforme cloud utilisée par ASOS pour stocker ses données clients, et renvoyait vers un lien Telegram pour suivre l’évolution de la divulgation.
Qui sont les acteurs derrière cette cyberattaque et que revendiquent-ils ?
Les attaquants se présentent sous le pseudonyme Xuayne, un nom jusqu’ici inconnu dans l’écosystème cybercriminel. Ils affirment avoir compromis l’instance Snowflake d’ASOS, une base de données cloud massive contenant des informations sensibles des clients, et menacent de publier ces données si l’entreprise ne répond pas à leurs exigences.
Quelles données pourraient avoir été compromises selon les experts ?
D’après l’expert en sécurité Dray Argha, cité par The Guardian, les pirates ont potentiellement accès à l’ensemble des données clients stockées sur Snowflake, incluant des informations personnelles et bancaires. La notification push suggère également une compromission des systèmes contrôlant l’application mobile d’ASOS, élargissant la portée de l’attaque.
ASOS a-t-il confirmé ou infirmé le piratage à ce stade ?
À la date de publication de l’article, ASOS n’a ni confirmé ni infirmé officiellement le piratage. L’entreprise a ouvert une enquête interne pour évaluer l’authenticité du message et l’étendue de la compromission, tout en maintenant son site et son application opérationnels.
Ce que ça pourrait changer
Cette attaque illustre une tendance croissante où les cybercriminels ciblent directement les clients pour exercer une pression maximale sur les entreprises, transformant les victimes en leviers de chantage. Pour ASOS, l’enjeu est double : préserver la confiance des consommateurs tout en sécurisant une infrastructure cloud devenue un maillon faible dans la chaîne de protection des données. À plus large échelle, cette affaire interroge la résilience des géants du e-commerce face à des tactiques de plus en plus agressives et médiatisées.

