[Théâtre] Badinter, l'enragé de Justice !
Comment un homme peut-il incarner, à travers une pièce de théâtre, l’engagement d’une vie au service d’un idéal ? Badinter, l’enragé de Justice, mise en scène par Jérémie Lippman d’après le texte de Nina Pynson, explore la figure de Robert Badinter non comme un monument figé, mais comme un acteur dont les combats résonnent encore avec les tensions contemporaines autour de la justice. À travers le jeu de trois comédiens, la pièce propose une immersion dans l’intimité d’un parcours politique et juridique, où chaque parole devient un plaidoyer pour des principes souvent contestés, mais essentiels à la démocratie.
Quelle est la démarche artistique derrière cette pièce et en quoi diffère-t-elle d’un simple biopic ?
La pièce ne se contente pas de retracer le parcours de Robert Badinter : elle en restitue l’énergie et les contradictions à travers le jeu de trois acteurs, chacun incarnant plusieurs personnages clés de sa vie. Nina Pynson, autrice du texte, a choisi de rendre ses paroles vivantes et accessibles, évitant ainsi le piège d’un récit linéaire ou d’un hommage convenu. Le spectacle mise sur l’échange et la réflexion, invitant le public à s’interroger sur ce qui pousse un homme à défendre des causes impopulaires, comme l’abolition de la peine de mort.
Qui sont les artistes et techniciens impliqués dans cette production, et quel est leur rôle respectif ?
La mise en scène est assurée par Jérémie Lippman, assisté de Sarah Gelle, tandis que l’équipe artistique comprend des figures reconnues comme Jean-Daniel Vuillermoz pour les costumes, Jacques Gabel pour le décor, David Parienty pour le son et Jean-Pascal Pracht pour les lumières. Les trois rôles principaux sont interprétés par Stéphane Guillon (Badinter), Garance Bocobza et Mathias Maréchal, qui alternent entre plusieurs personnages pour illustrer les différentes facettes de son engagement.
Quels sont les détails pratiques pour assister à la pièce, et comment se répartissent les tarifs ?
La pièce est jouée au Théâtre Antoine (10e arrondissement de Paris) du mercredi au dimanche à 19 heures, du 23 septembre 2026 au 3 janvier 2027. Les places sont proposées entre 26 et 58 euros selon la localisation dans la salle, avec une réservation possible en ligne via le site du théâtre.
Ce que ça pourrait changer
Cette pièce pourrait offrir une occasion rare de réinterroger, à travers le prisme de l’art, les enjeux contemporains de la justice et de l’engagement politique. En rendant tangible l’héritage de Badinter, elle invite à une réflexion sur la manière dont les combats passés éclairent les défis présents, notamment la défense des droits fondamentaux face aux pressions populistes ou sécuritaires. Pour le public, elle représente aussi une opportunité de s’approprier, par l’émotion et le dialogue, des questions qui structurent le débat démocratique.

