Clics, clavier, applications : voici tout ce que ChatGPT enregistre si vous activez sa nouvelle fonctionnalité
OpenAI franchit une nouvelle étape dans l’intégration de l’intelligence artificielle à l’écosystème utilisateur avec Computer History, une fonctionnalité qui enregistre en temps réel les interactions numériques — clics, saisies clavier, changements d’applications — pour optimiser la productivité. Cette innovation soulève des questions majeures sur l’équilibre entre assistance personnalisée et intrusion dans la vie privée, d’autant que son déploiement reste pour l’instant réservé à une élite technologique et géographiquement limitée.
Quels types de données Computer History est-il autorisé à collecter selon l’article ?
La fonctionnalité enregistre les clics, les saisies au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’applications et le contexte accessible via les fonctions d’accessibilité, le tout stocké localement et temporairement. Elle exclut explicitement les captures d’écran, l’audio et les activités en navigation privée.
Quels abonnements OpenAI permettent d’accéder à Computer History et sur quels systèmes d’exploitation ?
L’accès est réservé aux abonnements ChatGPT Pro, Business et Enterprise, et uniquement sur macOS. La fonctionnalité n’est pas disponible sur Windows ni dans les pays de l’Espace économique européen, dont la France.
Quelles utilités concrètes Computer History offre-t-il aux utilisateurs selon OpenAI ?
Elle permet à l’IA de rouvrir automatiquement les applications et documents après une pause, de retrouver des fichiers à partir de descriptions, et surtout d’identifier des schémas d’interactions pour automatiser des tâches répétitives, transformant ainsi l’outil en assistant proactif.
Pourquoi cette fonctionnalité suscite-t-elle des craintes malgré ses promesses de productivité ?
Bien que non intrusive (pas de captures d’écran, stockage local et temporaire), elle implique une surveillance quasi exhaustive des activités numériques, soulevant des risques de surveillance algorithmique et de dépendance accrue à une IA omniprésente dans les workflows personnels.
Ce que ça pourrait changer
Cette avancée pourrait normaliser une nouvelle forme de collaboration homme-machine, où l’IA devient un prolongement cognitif, mais elle risque aussi d’accélérer la marchandisation des données comportementales et de creuser les inégalités d’accès à ces outils entre utilisateurs premium et grand public. La restriction géographique actuelle pose également la question de l’harmonisation des standards éthiques en matière d’IA entre les continents.

