Mortal Shell 2 me rappelle Elden Ring, et c’est quand même un sacré compliment
La sortie de Mortal Shell 2 marque une évolution notable dans le paysage des soulslikes, un genre où la formule d’FromSoftware a longtemps dominé sans partage. En s’inspirant ouvertement d’Elden Ring, Cold Symmetry ne se contente pas de reproduire un modèle éprouvé : elle en extrait une identité propre, mêlant exploration libre, mécaniques de combat innovantes et une narration volontairement cryptique. Cette approche soulève une question centrale : comment un jeu peut-il s’approprier l’héritage d’un titre aussi influent tout en affirmant sa singularité ?
Pourquoi la comparaison avec Elden Ring est-elle présentée comme un compliment dans l’article ?
Elden Ring a marqué un tournant dans le genre en transposant les codes des Dark Souls dans un monde ouvert, tout en offrant une liberté d’exploration inédite. Pour un soulslike, être associé à ce titre revient donc à revendiquer une ambition comparable, tant sur le plan technique que narratif, sans pour autant tomber dans la simple imitation.
Quels sont les principaux enseignements tirés par Cold Symmetry depuis le premier Mortal Shell ?
Le premier opus, bien que méritant, souffrait de problèmes d’exécution majeurs. Cold Symmetry a su en tirer des leçons en améliorant la finition technique, la richesse des animations et la cohérence du design des niveaux, tout en conservant l’ADN du jeu original : une narration opaque et une exploration gratifiante.
En quoi l’abandon de la jauge d’endurance dans Mortal Shell 2 représente-t-il une évolution significative ?
Contrairement à la plupart des soulslikes, Mortal Shell 2 supprime cette jauge, ce qui permet des enchaînements de combat plus fluides et une liberté de mouvement accrue. Cette décision s’inspire directement de Sekiro: Shadows Die Twice, où la gestion de la stamina était absente, et renforce l’aspect dynamique des affrontements.
Quels sont les principaux défauts relevés par l’article concernant Mortal Shell 2 ?
L’équilibrage des zones après la première moitié est critiqué pour son manque de progressivité, avec des pics de difficulté brutaux. De plus, le nombre excessif d’ennemis dans certaines zones et l’absence de points de repos suffisamment fréquents sont pointés du doigt, bien que ces défauts puissent être corrigés par des mises à jour.
Ce que ça pourrait changer
La réussite de Mortal Shell 2 pourrait inciter d’autres développeurs à explorer des variantes du genre soulslike, en s’éloignant des recettes trop strictes pour privilégier des mécaniques innovantes comme l’abandon de la jauge d’endurance. Cela pourrait aussi renforcer la légitimité des jeux indépendants dans un marché encore largement dominé par les productions d’FromSoftware, à condition de parvenir à un équilibre entre liberté et accessibilité.

