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Dune 3 : voici ce que vous allez rater si vous ne le voyez pas en IMAX

Source unique·il y a 13 j

La sortie de Dune 3 en salles soulève une question technique et esthétique cruciale : le choix du format de projection transforme radicalement l'expérience cinématographique. Entre les 71 minutes inédites en IMAX au ratio vertical 1,43:1 et les coupes opérées dans les multiplexes classiques, Denis Villeneuve semble avoir conçu un film où la verticalité et le grain de la pellicule 65mm deviennent des éléments narratifs à part entière. L'enjeu dépasse la simple qualité d'image : il interroge la manière dont les salles modernes adaptent ou trahissent la vision des réalisateurs.

Pourquoi le format IMAX est-il présenté comme incontournable pour Dune 3 ?

Le film a été tourné en pellicule 65mm par Linus Sandgren, une technique qui exploite la verticalité de l'image et son grain caractéristique. Contrairement au Dolby Vision ou aux écrans panoramiques classiques, l'IMAX au ratio 1,43:1 restitue ces éléments de manière fidèle, préservant ainsi l'immersion et la géographie spectaculaire d'Arrakis, notamment la taille des vers de sable ou les paysages désertiques.

Quelle proportion de l'image de Dune 3 sera perdue dans les multiplexes classiques ?

Dans la plupart des salles standard, le film sera projeté en format panoramique, ce qui entraînera la suppression d'environ 40 % de l'image verticale. Cette décision technique dilue l'impact visuel des scènes conçues pour exploiter la hauteur et la profondeur, réduisant ainsi l'expérience à une version appauvrie de l'œuvre originale.

Quel est l'objectif derrière l'ajout de 71 minutes inédites en IMAX ?

Ces 71 minutes supplémentaires, disponibles uniquement dans les salles IMAX, semblent destinées à exploiter pleinement le potentiel du format vertical et de la pellicule 65mm. Elles pourraient inclure des plans ou des séquences spécifiques conçus pour tirer parti de la hauteur de l'écran et du grain de l'image, offrant ainsi une expérience cinématographique radicalement différente de celle des autres salles.

Ce que ça pourrait changer

Cette divergence entre formats de projection pourrait renforcer une fracture culturelle entre les spectateurs prêts à payer pour une expérience premium et ceux contraints par des choix techniques imposés par les multiplexes. Elle pose aussi la question de la fidélité des œuvres aux intentions des réalisateurs, alors que les salles traditionnelles peinent à s'adapter aux innovations techniques des blockbusters modernes. À plus long terme, cela pourrait inciter les studios à adapter leurs tournages en fonction des contraintes des salles, au détriment de la créativité visuelle.

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