Test Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro : que vaut le premier robot tondeuse avec coupe-bordures intégré ?
L’innovation technologique dans le domaine des robots tondeuses atteint un nouveau palier avec l’Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro, premier modèle à intégrer un coupe-bordures à fil déporté directement sur son châssis. Cette solution radicale, baptisée TruEdge, promet de résoudre l’éternel problème des bordures inaccessibles aux lames classiques, mais soulève des questions sur son efficacité réelle et ses compromis techniques. Entre avancées technologiques et limites pratiques, ce robot incarne-t-il une révolution ou une simple évolution incrémentale dans un marché déjà très concurrentiel ?
En quoi le module TruEdge de l’Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro se distingue-t-il des solutions existantes pour traiter les bordures ?
Contrairement aux robots tondeuses classiques qui utilisent des trajectoires optimisées ou des lames supplémentaires pour réduire l’espace non coupé près des bordures, l’Ecovacs intègre un rotofil déporté sur le flanc du robot. Ce système, déployable et rétractable automatiquement, permet de couper l’herbe au plus près des obstacles franchissables (terrasses, graviers) ou de réduire la bande d’herbe résiduelle le long des clôtures. La fonction peut être programmée en mode automatique pour les contours verticaux ou utilisée en téléguidage manuel pour les zones complexes.
Quels sont les principaux compromis techniques imposés par l’intégration du rotofil sur le Goat A1600 LiDAR Pro ?
L’ajout du rotofil alourdit et élargit le robot, ce qui réduit sa maniabilité dans les espaces étroits et augmente son niveau sonore (82 dB) lors de son utilisation. De plus, le module n’est pas conçu pour être démonté entre les tontes, ce qui limite sa polyvalence. Par ailleurs, l’autonomie de la batterie (96 Wh) s’avère insuffisante pour couvrir les 1 600 m² annoncés, nécessitant plusieurs cycles de recharge et étalant la durée totale de tonte sur plus de 15 heures.
Pour quel type de terrain et d’utilisateurs le Goat A1600 LiDAR Pro est-il le plus adapté ?
Ce robot convient particulièrement aux grands jardins plats (jusqu’à 1 600 m²) où les bordures représentent un travail manuel important. Son système de navigation par double LiDAR et caméra IA assure une cartographie précise et une tonte homogène, tandis que le rotofil TruEdge réduit significativement les interventions manuelles sur les contours. En revanche, les terrains très pentus, boueux ou morcelés, ainsi que les utilisateurs recherchant une autonomie élevée ou une connectivité 4G incluse, devront se tourner vers des alternatives comme les modèles à transmission intégrale ou à batterie plus capacitive.
Comment la connectivité 4G du Goat A1600 LiDAR Pro est-elle facturée, et quelles en sont les alternatives sur le marché ?
La connectivité 4G du robot, nécessaire pour le retour vidéo et la localisation antivol, est proposée sous forme d’un module vendu 150 euros, sans carte SIM incluse. Cette option s’ajoute au prix de base de 1 499 euros, ce qui peut surprendre face à des concurrents comme Segway ou Mammotion qui intègrent la 4G directement dans leurs modèles ou l’incluent avec un abonnement moins onéreux (ex. : module à 99 euros avec 3 ans de service chez Mammotion).
Ce que ça pourrait changer
L’intégration d’un rotofil déporté sur un robot tondeuse pourrait redéfinir les attentes des consommateurs en matière de finition des bordures, poussant les concurrents à adopter des solutions similaires ou à innover autrement. Cependant, les compromis techniques actuels (autonomie, bruit, encombrement) suggèrent que cette innovation reste réservée à un segment de marché spécifique, tandis que les modèles plus polyvalents ou économiques continueront de dominer. À plus long terme, cette approche pourrait accélérer la convergence entre robots tondeuses et outils de jardinage connectés, avec des implications sur les services d’abonnement et la maintenance.

