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GÉNÉRALISTE

La souveraineté creuserait un trou allant jusqu’à 65 milliards dans le PIB du Québec, prédit Girard

Source unique·2 oct.

Alors que la souveraineté du Québec s’invite dans le débat électoral de 2026, le ministre sortant des Finances, Éric Girard, brandit une mise en garde économique radicale : l’indépendance pourrait plonger le Québec dans une récession structurelle, avec un trou de 65 milliards dans le PIB et une perte immédiate de 13 à 14 milliards en transferts fédéraux. En s’appuyant sur les précédents du Brexit et des tensions commerciales avec les États-Unis, son analyse interroge moins la légitimité politique du projet que sa viabilité économique, dans un contexte où l’incertitude elle-même pèse déjà sur les investissements.

Quels sont les scénarios économiques avancés par Éric Girard pour illustrer les risques d’une indépendance du Québec ?

Éric Girard s’appuie sur deux exemples concrets : le Brexit, qui aurait réduit le PIB britannique de 6 à 8 %, et une étude de l’Université de Calgary estimant qu’une séparation de l’Alberta pourrait entraîner une contraction économique de 2 % à 10 %. Pour le Québec, il combine ces références pour prédire une baisse de 65 milliards du PIB et une perte de 13 à 14 milliards en transferts fédéraux, notamment en péréquation.

Pourquoi Éric Girard évoque-t-il un « effet immédiat » de l’incertitude politique sur l’économie québécoise ?

Selon lui, la simple possibilité d’un référendum ou d’une rupture avec le Canada suffirait à dissuader les investissements : les entreprises reporteraient leurs projets ou privilégieraient des provinces où la stabilité économique canadienne est garantie. Il cite déjà une perte de 2 % du PIB depuis début 2025, attribuée aux tensions commerciales avec les États-Unis, comme un avant-goût des conséquences d’un climat d’incertitude prolongé.

Quels mécanismes financiers précis sont menacés par la souveraineté, selon les calculs du ministre ?

Outre la contraction du PIB, Girard souligne la perte des transferts fédéraux, estimés entre 13 et 14 milliards de dollars, qui représentent une part cruciale des finances publiques québécoises. Ces fonds, notamment issus de la péréquation, seraient immédiatement retranchés du budget, aggravant un déficit déjà structurel. Il insiste aussi sur le fait que le Québec reçoit davantage de ces transferts que l’Alberta, ce qui rendrait la transition encore plus coûteuse.

Ce que ça pourrait changer

Si ces projections se confirmaient, la souveraineté deviendrait un pari économique aux conséquences sociales lourdes, avec un risque de dégradation des services publics et une pression accrue sur les finances locales. La stratégie de Girard semble viser à désamorcer le débat souverainiste en le recentrant sur des arguments économiques, mais elle pourrait aussi alimenter une polarisation autour de la question identitaire. Reste à savoir si les électeurs privilégieront la stabilité économique ou la légitimité politique d’un projet de société.

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