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SCIENCES

Première mondiale : des astronomes assistent en direct à la formation d'un magnétar situé à un milliard d'années-lumière

Source unique·il y a 10 j

L’observation inédite de la naissance d’un magnétar au cœur d’une supernova située à un milliard d’années-lumière bouleverse les modèles astrophysiques établis depuis près de vingt ans. En révélant des oscillations lumineuses régulières et accélérées, cette détection directe confirme enfin l’hypothèse d’une étoile à neutrons ultra-magnétisée comme moteur des explosions stellaires les plus lumineuses de l’univers. Elle offre aussi l’un des tests les plus extrêmes jamais réalisés de la relativité générale, dans un environnement où la physique atteint des limites encore inexplorées.

Quelle observation inédite a permis de confirmer la formation d’un magnétar dans SN 2024afav ?

L’équipe internationale a détecté quatre pulsations lumineuses régulières et accélérées, sur une période de 50 jours, trahissant la rotation d’un disque de matière asymétrique autour d’un astre compact en formation. Ces oscillations, dont la fréquence augmentait progressivement, correspondent à la précession relativiste d’un disque déformé par l’espace-temps extrême d’une étoile à neutrons en rotation ultrarapide.

Pourquoi cette découverte est-elle considérée comme une validation majeure de la relativité générale ?

Les données recueillies montrent une accélération de 15 % de la rotation apparente du disque, exactement conforme aux prédictions du frame-dragging (effet Lense-Thirring), où l’espace-temps lui-même est entraîné par la masse et la rotation d’un objet compact. Cette concordance entre théorie et observation écarte toute explication alternative et valide un phénomène décrit par Einstein il y a plus d’un siècle.

Quels sont les autres candidats envisagés jusqu’alors pour expliquer les supernovae superlumineuses, et pourquoi sont-ils écartés ?

Les astrophysiciens proposaient trois hypothèses : la désintégration radioactive d’isotopes exotiques, l’interaction avec un nuage de matière circumstellaire dense, ou l’injection d’énergie par un magnétar central. SN 2024afav élimine les deux premières options grâce à la détection directe des oscillations, qui ne peuvent s’expliquer que par la présence d’un magnétar en rotation rapide, confirmant ainsi une prédiction vieille de deux décennies.

Ce que ça pourrait changer

Cette observation ouvre la voie à une réévaluation des catalogues de supernovae superlumineuses, dont certaines pourraient cacher des magnétars non détectés jusqu’ici. Les futurs télescopes comme le Vera C. Rubin Observatory pourraient multiplier ces détections, permettant d’étudier statistiquement la formation de ces objets extrêmes et d’utiliser les magnétars comme laboratoires naturels pour tester la gravité dans des conditions inatteignables en laboratoire. Elle renforce aussi l’idée que les phénomènes relativistes jouent un rôle clé dans les événements les plus énergétiques de l’univers, bien au-delà des scénarios initialement envisagés.

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