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GÉOPOLITIQUE

Dirigeant le mieux payé du monde, le Premier ministre singapourien va être augmenté de 64 %

Source unique·il y a 9 j

Alors que la France envisage des réductions de salaires pour ses dirigeants politiques dans un contexte d’économies budgétaires, Singapour adopte une stratégie inverse en augmentant massivement les rémunérations de ses gouvernants. Cette divergence interroge sur les modèles de gouvernance et la perception de la compétence dans l’exercice du pouvoir, où l’attractivité des postes semble désormais mesurée à l’aune de leur rentabilité financière.

Quelle est l’ampleur de l’augmentation des salaires des dirigeants singapouriens et qui en bénéficie ?

Le Premier ministre singapourien, Lawrence Wong, verra sa rémunération annuelle passer de 2,2 millions à 3,6 millions de dollars singapouriens (soit de 1,5 million à 2,45 millions d’euros), une hausse de 64 %. Les autres ministres et parlementaires bénéficieront également d’augmentations, bien que moins importantes, dans le cadre d’un audit indépendant recommandant ces ajustements après quinze ans de gel des salaires.

Pourquoi le gouvernement singapourien justifie-t-il ces hausses de salaire ?

Lawrence Wong a défendu ces augmentations en affirmant qu’elles étaient « la voie responsable à suivre » pour garantir à Singapour des dirigeants politiques compétents dans les années à venir, soulignant ainsi l’importance de maintenir une élite administrative performante et motivée par des rémunérations attractives.

Singapour est-elle un cas isolé dans sa politique de rémunération des dirigeants ?

Non, Singapour se distingue par le fait que son Premier ministre est depuis longtemps le dirigeant le mieux payé au monde, mais cette hausse s’inscrit dans une tendance plus large de valorisation financière des postes politiques dans certains régimes, à l’opposé des réductions observées dans des démocraties comme la France.

Ce que ça pourrait changer

Cette politique de rémunération pourrait renforcer l’image d’un État où l’efficacité administrative prime sur les considérations sociales, tout en alimentant les débats sur la légitimité des dirigeants lorsque leurs salaires dépassent de loin ceux de la population. Elle interroge aussi sur les critères de compétence dans un contexte où la performance économique sert de justification à des écarts salariaux vertigineux.

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