La Cordée ferme un second magasin au centre-ville de Montréal
La fermeture successive de deux magasins de La Cordée, spécialisée dans les articles de sport et de plein air, illustre les difficultés persistantes d’un détaillant aux prises avec une dette colossale. Entre protection juridique et incertitudes sur l’avenir des autres succursales, cette situation interroge la résilience d’une chaîne dont les créanciers sont désormais suspendus dans leurs recours, tandis que les employés et l’actionnariat international observent avec inquiétude.
Quelles sont les dettes exactes de La Cordée et qui sont ses principaux créanciers ?
La Cordée cumule des dettes de plus de 13 millions de dollars, dont 3 millions envers la Financière Accord et 2 millions envers Equip Outdoor Technologies Canada, propriétaire des marques Rab et Lowe Alpine. Elle doit également 1,4 million en salaires et vacances à ses employés.
Pourquoi La Cordée a-t-elle recours à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité (LFI) en 2024, alors qu’elle y avait déjà eu recours en 2020 ?
La chaîne s’est mise à l’abri de ses créanciers en juillet 2024 pour éviter des poursuites immédiates, tout comme elle l’avait fait en 2020 pendant la pandémie. Cette stratégie lui permet de négocier une proposition avec ses créanciers sous la protection de la LFI, suspendant temporairement les poursuites en cours.
Quels magasins restent ouverts et quel est leur avenir ?
Trois magasins restent ouverts : un à Montréal (Plateau-Mont-Royal), un à Saint-Hubert (Rive-Sud) et un à Québec (La vie sportive). Leur fermeture n’est pas encore décidée, mais le président-directeur général, Robert Brunet, n’a pas écarté cette possibilité, sans préciser de calendrier.
Ce que ça pourrait changer
Cette situation pourrait entraîner une restructuration profonde du réseau de La Cordée, avec des conséquences sur l’emploi et la présence commerciale dans plusieurs régions. Les créanciers, dont certains détiennent des créances importantes, pourraient imposer des conditions strictes lors des négociations, limitant les marges de manœuvre de l’entreprise. À plus long terme, cette crise interroge la viabilité d’un modèle économique fragilisé par des dettes récurrentes et une concurrence accrue dans le secteur du sport et du plein air.

