NapseflowNapseflow
GÉNÉRALISTE

Près de la moitié des adolescents en Ontario souffriraient de détresse psychologique

Source unique·il y a 6 j

Le dernier rapport du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) révèle une amélioration récente, mais toujours insuffisante, de la santé mentale des adolescents ontariens. Malgré une baisse de la détresse psychologique depuis 2023, près de la moitié des élèves de 7e à 12e année en souffrent encore, un chiffre deux fois supérieur à celui d’il y a dix ans. Ce paradoxe entre progrès ponctuels et crise structurelle interroge les mécanismes de résilience des jeunes et les limites des politiques publiques actuelles.

Quelles sont les principales évolutions de la détresse psychologique chez les adolescents ontariens entre 2015 et 2025 ?

En 2015, 24 % des élèves de 7e à 12e année déclaraient souffrir de détresse psychologique modérée ou importante. Ce taux a presque doublé pour atteindre 51 % en 2023, avant de redescendre à 46 % en 2025. La psychologue clinicienne du CAMH, Dre Katy Kamkar, souligne que cette baisse récente reste insuffisante au regard de l’ampleur historique du phénomène.

Quels comportements des jeunes ontariens montrent une amélioration ou une dégradation selon le rapport ?

Le rapport note une baisse de la consommation de substances comme le vapotage, le cannabis et les opioïdes entre 2023 et 2025. En revanche, il observe une hausse préoccupante des paris en ligne, avec 10 % des élèves ayant participé à des paris sportifs en 2025 (contre 1 % en 2017) et 20 % ayant joué de l’argent en ligne ou hors ligne au cours de l’année. Par ailleurs, 23 % des jeunes déclarent être exposés quotidiennement à des publicités de jeux de hasard.

Quelles limites méthodologiques ou contextuelles pourraient expliquer les écarts entre les chiffres du CAMH et la réalité vécue par les adolescents ?

Le sondage repose sur un échantillon de 11 108 élèves répartis dans 246 écoles, ce qui peut ne pas refléter la diversité des situations individuelles ou des milieux socio-économiques. De plus, la notion de détresse psychologique reste subjective et peut varier selon les critères d’évaluation ou les biais de déclaration des jeunes, notamment dans un contexte de sensibilisation accrue à la santé mentale.

Ce que ça pourrait changer

Cette persistance d’un niveau élevé de détresse psychologique chez les adolescents pourrait aggraver les inégalités sociales et scolaires à long terme, notamment si les politiques publiques ne s’adaptent pas aux causes structurelles du phénomène. La hausse des paris en ligne, couplée à une exposition massive aux publicités, risque également de normaliser des comportements à risque parmi les jeunes, avec des conséquences potentielles sur leur bien-être financier et mental. Enfin, ce rapport invite à repenser les approches préventives, en intégrant davantage les dimensions sociales et environnementales de la santé mentale.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.