Des attaques russes font quatre morts à Kiev, l’Ukraine frappe une raffinerie russe
Les frappes russes contre Kiev, qui ont fait quatre morts dont un enfant, illustrent l’escalade des attaques ciblant les civils ukrainiens, alors que les défenses aériennes ukrainiennes, affaiblies par le manque de munitions, peinent à contrer les missiles balistiques. Dans le même temps, l’Ukraine riposte en frappant des infrastructures pétrolières russes, accentuant une guerre des ressources qui fragilise Moscou et interroge la capacité de Kiev à maintenir sa stratégie de dissuasion malgré l’épuisement de ses alliés occidentaux.
Pourquoi les frappes russes sur Kiev sont-elles particulièrement meurtrières ces derniers temps ?
Les attaques russes gagnent en intensité en raison de la pénurie critique de missiles intercepteurs ukrainiens, notamment les systèmes Patriot américains, seuls capables d’abattre des missiles balistiques. Moscou exploite cette faiblesse pour multiplier les frappes sur des infrastructures civiles, alors que les défenses aériennes ukrainiennes, malgré des taux d’interception élevés (90 % des drones et 60 % des missiles abattus en juillet), sont submergées par le volume des attaques.
Quelle est la portée stratégique des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes ?
Les attaques ukrainiennes sur les raffineries russes, comme celle d’Ilski dans la région de Krasnodar, visent à perturber l’économie de guerre de Moscou en créant des pénuries de carburant. Cette stratégie, répétée depuis des mois, met le Kremlin sous pression en sapant sa capacité à soutenir son effort militaire et en fragilisant son image de puissance énergétique stable.
Quel rôle joue la Serbie dans le contexte de cette guerre et pourquoi Zelensky s’y rend-il ?
La Serbie est l’un des rares pays européens à maintenir des relations diplomatiques et économiques avec la Russie malgré l’invasion de l’Ukraine. La visite officielle de Zelensky, sa première en Serbie, s’inscrit dans une tentative de renforcer les liens économiques entre les deux pays et de discuter de sécurité, alors que Kiev cherche à diversifier ses alliances face à l’épuisement de ses soutiens traditionnels.
Ce que ça pourrait changer
Ces échanges de frappes pourraient accentuer la dégradation des relations entre l’Ukraine et ses alliés occidentaux, déjà sous tension en raison des retards dans les livraisons d’armes. À moyen terme, l’épuisement des stocks de missiles Patriot et la crise énergétique russe pourraient forcer les deux camps à reconsidérer leurs stratégies militaires, avec un risque accru de radicalisation des méthodes de guerre.

