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CULTURE

NOUVELLE STAR · Colas Quignard : «J’aime le fait d’être dirigé, de devoir saisir où on veut m’emmener, d’essayer et de me tromper. »

Source unique·il y a 2 h

La révélation de Colas Quignard dans La Gradiva de Marine Atlan interroge la construction d’un acteur à travers le prisme de l’improvisation et de la direction artistique. Son parcours atypique, entre rejet initial du statut d’artiste et adoption soudaine du jeu, soulève des questions sur les mécanismes de la transmission et de l’appropriation des rôles. Comment un jeune homme sans formation théâtrale classique peut-il incarner avec une telle aisance un personnage aussi complexe que Toni, et qu’est-ce que cela révèle des nouvelles formes de formation artistique ?

Qu’est-ce qui a poussé Colas Quignard à accepter le rôle de Toni dans La Gradiva, alors qu’il n’avait pas de formation en jeu d’acteur ?

Colas Quignard a été repéré par Marine Atlan lors d’un voyage scolaire à Naples, où la réalisatrice préparait son premier long métrage. Ce contact a marqué un tournant : après des années de danse et un rejet initial du statut d’artiste, il a vu dans le cinéma une forme de liberté créative similaire à celle qu’il avait connue en danse, notamment l’envie d’être dirigé et de se laisser guider par un processus d’essais et d’erreurs.

Comment Colas Quignard décrit-il sa propre personnalité, et en quoi cette description éclaire-t-elle son interprétation de Toni ?

Il se présente comme une personne réfléchie mais contradictoire, capable de penser simultanément des idées opposées. Cette dualité reflète l’énergie et la complexité du personnage de Toni, un adolescent gay turbulent confronté aux tensions de son histoire familiale. Son aisance à l’oral et sa spontanéité, qu’il compare lui-même à celles de Toni, suggèrent une capacité à incarner des rôles où l’émotion et la réflexion s’entremêlent.

Quels parallèles Colas Quignard établit-il entre la danse et le cinéma, et que révèle cette comparaison sur sa méthode de travail ?

Il explique avoir retrouvé dans le cinéma ce qu’il aimait dans la danse : l’envie d’être dirigé, de comprendre où le metteur en scène veut l’emmener, et de se tromper pour progresser. Cette approche suggère une méthode intuitive, où l’acteur s’abandonne à un processus créatif plutôt que de chercher à maîtriser parfaitement son rôle dès le départ.

Ce que ça pourrait changer

L’ascension de Colas Quignard pourrait préfigurer une évolution des critères de recrutement dans le cinéma, où l’authenticité et la capacité à incarner un personnage de manière organique priment sur les diplômes ou les formations classiques. Son parcours interroge aussi la place des écoles de théâtre dans un paysage où les talents émergent de parcours atypiques, et pourrait inciter à repenser les méthodes d’enseignement du jeu d’acteur.

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