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NUMÉRIQUE

☕️ Ubuntu 26.10 : du retard pour la bêta et un « snapping » à la Windows 11

Source unique·25 sept.

Le report de la bêta publique d’Ubuntu 26.10, initialement prévue le 24 septembre et repoussée au 1ᵉʳ octobre, révèle des tensions entre les ambitions techniques de Canonical et les contraintes opérationnelles de son écosystème. Entre adoption accélérée de noyaux non finalisés, migration vers Rust pour des outils système et intégration de fonctionnalités inspirées de Windows 11, cette version cristallise les défis d’un équilibre entre innovation et stabilité dans l’écosystème Linux grand public.

Pourquoi la bêta d’Ubuntu 26.10 a-t-elle été reportée alors que la date de sortie finale reste inchangée ?

Le retard s’explique par des problèmes d’infrastructure imprévus ayant bloqué la préparation de la version bêta, selon Matthieu Clemenceau de Canonical. Pourtant, la sortie finale reste fixée au 15 octobre, ce qui ne laisse que deux semaines pour tester les nouveautés, soulignant une pression temporelle inhabituelle pour une distribution Linux.

Quelles sont les principales innovations techniques d’Ubuntu 26.10 et en quoi sont-elles risquées ?

Ubuntu 26.10 abandonne le noyau Linux 7.2 pour le 7.3, encore en développement, et finalise la migration des Coreutils (cp, mv, rm) vers Rust, après une première étape avec sudo-rs en 2025. Ces choix, bien que porteurs d’évolutions majeures, introduisent des incertitudes sur la stabilité et la compatibilité, d’autant que le noyau 7.3 n’est pas finalisé.

En quoi le nouvel outil de tiling d’Ubuntu 26.10 s’inspire-t-il de Windows 11 et quelles en sont les limites ?

L’outil de tiling permet d’organiser automatiquement plusieurs fenêtres selon des dispositions prédéfinies (grilles, colonnes), une fonctionnalité directement inspirée de Windows 11. Cependant, il manque encore une option pour désactiver la zone de dépôt en haut de l’écran, et les dispositions proposées se limitent à deux colonnes, limitant la flexibilité par rapport à son modèle.

Ce que ça pourrait changer

Ce report et ces choix techniques pourraient fragiliser la réputation de Canonical en matière de fiabilité, surtout si les problèmes de stabilité persistent malgré la sortie finale. L’adoption de Rust pour des outils système et l’intégration de fonctionnalités inspirées de Windows 11 risquent aussi de diviser la communauté Linux, entre partisans de l’innovation et défenseurs des principes open source traditionnels. Enfin, la pression sur les délais de test pourrait compromettre la qualité de la version finale.

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