Le PLQ fait des gains, Milliard élu
Les élections québécoises de 2026 marquent une résurgence relative du Parti libéral du Québec (PLQ), malgré son incapacité à former le gouvernement. Avec 37 élus et un nouveau chef, Charles Milliard, élu dans Orford, le parti tente de se repositionner après une période de déclin marquée par des crises internes et des pertes électorales. Cette performance, bien que modeste, soulève des questions sur la stratégie de reconquête du PLQ dans les régions francophones et son rôle dans une Assemblée nationale désormais minoritaire.
Quels sont les gains électoraux concrets du PLQ lors de ce scrutin ?
Le PLQ a fait élire 37 députés, soit plus du double de sa représentation à la dissolution du Parlement (18 élus), et est en avance dans trois circonscriptions supplémentaires. Ses gains se concentrent principalement à Montréal, Laval, en Outaouais, en Estrie et en Montérégie, avec une percée notable à Québec (circonscription de Jean-Talon). Son nouveau chef, Charles Milliard, a été élu dans Orford sans difficulté face au péquiste Jocelyn Caron.
Pourquoi le PLQ a-t-il axé sa campagne sur des thèmes comme l'opposition au référendum et la défense des services publics ?
Charles Milliard a choisi de se différencier des autres partis, notamment la Coalition avenir Québec, en évitant les sujets clivants comme la loi sur la laïcité. Il a mis en avant une ligne plus modérée et sociale-démocrate, se présentant comme le candidat « raisonnable » de la course. Cette stratégie visait à séduire les électeurs déçus par la droite et à reconstruire une image crédible après des années de controverses internes.
Quelles limites géographiques et démographiques persistent pour le PLQ malgré ses gains ?
Le PLQ reste largement cantonné aux régions urbaines et périurbaines, avec une présence encore fragile en dehors de Montréal. Malgré des efforts ciblés à Québec et en Estrie, il n'a pas réussi à s'implanter dans l'Est du Québec (Gaspésie, Côte-Nord) ni à reconquérir massivement les électeurs francophones, pourtant historiquement son électorat. Les nouvelles élues comme Madeleine Féquière reconnaissent ce retard et promettent un travail de reconquête.
Ce que ça pourrait changer
Ces résultats pourraient permettre au PLQ de s'imposer comme une opposition structurante face au gouvernement minoritaire, en capitalisant sur sa modération et son ancrage dans les services publics. Cependant, son incapacité à s'étendre en dehors des zones urbaines et à regagner les régions francophones fragilise sa prétention à redevenir un parti dominant. La stratégie de Milliard, bien que rassurante pour certains, devra être validée par une reconquête électorale durable pour éviter un nouveau déclin.

