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GÉNÉRALISTE

Une ONG et des familles accusent la Chine de torture dans ses prisons

Source unique·il y a 4 j

La Chine est à nouveau pointée du doigt pour des pratiques systématiques de torture dans ses prisons, selon un rapport d’une ONG internationale et des témoignages de familles de détenus. Ces allégations, qui s’inscrivent dans un contexte de répression accrue des dissidents, révèlent l’écart persistant entre les engagements internationaux de Pékin et la réalité carcérale, où l’impunité des responsables semble la norme.

Quels types de torture sont documentés dans le rapport de la CHRD et quels groupes sont principalement ciblés ?

Le rapport recense des violences physiques (coups, décharges électriques, suspension par les poignets), des privations (nourriture, eau, sommeil, soins médicaux) et des conditions de détention inhumaines (cages de fer, températures glaciales). Les prisonniers politiques sont particulièrement visés, représentant une part significative des 209 cas étudiés entre 2016 et 2025, avec 20 % des détenus déclarant avoir subi des coups et 15 % des tortures pour extorquer des aveux.

Comment la Chine répond-elle aux accusations de torture, notamment face à ses engagements internationaux ?

Pékin rejette les allégations en les qualifiant de « mensonges » et de « parti pris systématique », affirmant que ses autorités judiciaires appliquent la loi. Pourtant, la Chine, signataire de la Convention des Nations unies contre la torture, n’a engagé aucune poursuite contre les responsables malgré des aveux publics en 2025 sur l’existence de détentions illégales et de tortures. Le rapport de la CHRD souligne que cette défiance affaiblit le système judiciaire et perpétue les violences.

Quel cas emblématique illustre l’arbitraire des conditions carcérales en Chine ?

Le témoignage de Yin Dengzhen, une femme de 58 ans condamnée pour « provocation de troubles », révèle l’absurdité du système. Malgré un lymphome avancé (son poids était descendu à 35 kg en détention), les autorités l’ont déclarée « en bonne santé » et refusé sa libération médicale, la transférant dans une prison où son état s’est encore dégradé. Sa fille, Xia Beibei, dénonce une stratégie délibérée pour « la laisser mourir en prison ».

Ce que ça pourrait changer

Ces révélations pourraient fragiliser davantage l’image internationale de la Chine, déjà sous pression pour ses violations des droits humains, notamment dans le cadre de ses relations commerciales et diplomatiques. Elles risquent aussi d’alimenter les tensions géopolitiques, en particulier avec les pays occidentaux qui pourraient durcir leurs positions ou renforcer les sanctions ciblées. Enfin, l’impunité persistante interroge sur l’efficacité des mécanismes de contrôle internes et la crédibilité des réformes judiciaires promises par Pékin.

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