Montréal sera l’hôte d’un congrès sur l’économie sociale
Alors que les discours politiques se radicalisent et que les modèles économiques dominants sont contestés, Montréal accueille le 35e Congrès international du CIRIEC, une plateforme où chercheurs et praticiens de l’économie sociale cherchent à concilier science et action pour repenser la contribution des entreprises collectives et publiques. Cet événement, qui se tient dans un contexte de montée des tensions commerciales et idéologiques, interroge la capacité des modèles alternatifs à s’imposer comme des leviers de transformation sociale durable, loin des logiques purement marchandes.
Quel est l’objectif central du CIRIEC en organisant ce congrès à Montréal ?
Le CIRIEC vise à créer un dialogue entre la recherche académique et les acteurs de terrain pour démontrer que l’économie sociale et les entreprises publiques peuvent apporter des solutions concrètes aux défis contemporains, notamment dans un contexte où les idées progressistes sont contestées par des mouvements politiques conservateurs ou nationalistes.
Pourquoi Montréal a-t-elle été choisie comme hôte de ce congrès ?
Montréal est perçue comme une destination emblématique du modèle québécois et canadien d’économie sociale, souvent envié à l’international. Son choix répond aussi à une volonté de mettre en lumière des expériences locales capables d’inspirer d’autres pays, notamment en Europe, où l’intérêt pour ces modèles est croissant, notamment face aux tensions commerciales avec les États-Unis.
Quels thèmes principaux structurent ce 35e congrès ?
Le congrès s’articule autour du thème central « Prendre soin du monde : la contribution essentielle de l’économie sociale et des entreprises publiques », déclinée en sous-thèmes comme les transitions socioécologiques, le rôle des arts et de la culture dans le développement durable, la transformation numérique, l’impact des politiques publiques ou encore le financement solidaire.
Qui sont les acteurs clés de cet événement et quels rôles jouent-ils ?
Le congrès rassemble des chercheurs, des dirigeants d’entreprises collectives et des responsables économiques et sociaux. Parmi les figures marquantes, on note le scientifique en chef du Québec, Jérôme Dupras, invité pour son expertise en développement durable et son engagement dans des projets concrets, symbolisant le lien entre science et action collective.
Ce que ça pourrait changer
Cet événement pourrait renforcer la légitimité de l’économie sociale comme alternative crédible aux modèles économiques traditionnels, en particulier dans un contexte où les politiques publiques sont de plus en plus contestées. Il pourrait aussi servir de catalyseur pour des collaborations internationales, notamment entre le Québec et l’Europe, tout en offrant une tribune pour valoriser ces modèles auprès des décideurs politiques, dans une période électorale sensible.

