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DROIT

Création de la coordination nationale pour la sécurité des grands événements

Source unique·il y a 6 j

La création de la coordination nationale pour la sécurité des grands événements (CNSGE) par décret en septembre 2026 marque une centralisation inédite de la gestion des risques liés aux grands rassemblements en France. Cette structure, placée sous l’autorité directe du ministre de l’Intérieur, soulève des questions sur l’efficacité des dispositifs existants et leur adaptation aux enjeux sécuritaires croissants, notamment à l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030.

Quels sont les pouvoirs et le périmètre d’action de la CNSGE ?

La CNSGE est une structure administrative créée par le décret n°2026-860 du 12 septembre 2026, placée sous l’autorité du ministre de l’Intérieur. Son rôle principal est d’assurer la coordination en matière de sécurité pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030, ainsi que pour tous les grands événements qui lui seront confiés, sans que le texte ne précise les critères de qualification ou les moyens concrets alloués.

Pourquoi cette coordination est-elle jugée nécessaire à cette période ?

La création de la CNSGE intervient dans un contexte où les défis sécuritaires liés aux grands événements s’intensifient, comme en témoignent les préparatifs pour les Jeux de 2030. Cette structure répond à un besoin de rationalisation et de mutualisation des ressources, alors que les risques (terrorisme, cybermenaces, gestion des foules) deviennent plus complexes et interconnectés.

Quels acteurs pourraient être impliqués dans le fonctionnement de la CNSGE ?

Bien que le décret ne détaille pas les acteurs internes ou externes associés à la CNSGE, son rattachement au ministre de l’Intérieur suggère une collaboration étroite avec les forces de l’ordre, les services de renseignement, les collectivités locales et les organisateurs d’événements. La coordination pourrait aussi s’appuyer sur des partenariats avec des acteurs privés ou internationaux, sans que cela soit explicitement mentionné.

Ce que ça pourrait changer

Cette réforme pourrait renforcer la réactivité des dispositifs sécuritaires en cas de crise, mais elle interroge aussi sur la répartition des responsabilités entre l’État et les acteurs locaux. À l’approche des Jeux de 2030, elle pourrait servir de laboratoire pour une doctrine française de gestion des risques à grande échelle, avec des retombées potentielles sur d’autres types d’événements.

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