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GÉNÉRALISTE

L’économie a perdu 68 000 emplois en septembre, tandis que le chômage grimpe à 6,5 %

Source unique·il y a 8 j

La dégradation du marché du travail canadien en septembre, marquée par la perte de 68 000 emplois et une hausse du chômage à 6,5 %, révèle des fragilités structurelles bien au-delà d’un simple ajustement conjoncturel. Derrière ces chiffres se cachent des dynamiques sectorielles contrastées, une précarisation ciblée des jeunes et des femmes, ainsi qu’un secteur public en net recul, symptomatique d’une politique budgétaire restrictive. Cette situation interroge la résilience d’une économie encore dépendante des services publics et des secteurs en mutation.

Quels groupes démographiques sont les plus touchés par la baisse de l’emploi en septembre, et pourquoi ce ciblage est-il significatif ?

Les jeunes âgés de 15 à 24 ans (-48 000 emplois) et les femmes de 25 à 54 ans (-28 000 emplois) subissent les pertes les plus importantes, illustrant une vulnérabilité accrue des populations déjà en situation de fragilité sur le marché du travail. Ce ciblage reflète des secteurs d’activité particulièrement exposés aux ajustements économiques, comme l’enseignement et les soins de santé, où ces groupes sont surreprésentés.

Comment expliquer la baisse de 70 000 emplois dans le secteur public en un seul mois, et quel est son impact sur l’économie globale ?

Le secteur public, qui perd 70 000 emplois en septembre (-1,5 %), subit une contraction continue depuis quatre mois, totalisant 119 000 postes supprimés sur la période récente. Cette réduction, bien que partiellement compensée par des gains dans les services privés, signale un virage budgétaire restrictif susceptible de peser sur la demande globale et la confiance des ménages.

Pourquoi le taux d’activité atteint-il son niveau le plus bas depuis décembre 1997, hors période pandémique, et quelles en sont les conséquences ?

Le taux d’activité, tombé à 64,8 % en septembre, reflète un désengagement partiel de la population active, notamment des jeunes et des femmes, face à un marché du travail moins porteur. Cette baisse prolongée pourrait aggraver les déséquilibres démographiques et réduire la capacité de l’économie à absorber les chocs futurs, tout en limitant la croissance potentielle.

Ce que ça pourrait changer

Cette dégradation du marché du travail, combinée à la contraction du secteur public, pourrait accentuer les inégalités sociales et freiner la reprise économique, notamment dans les provinces de l’Est où le chômage progresse. Les politiques publiques devront composer avec un double défi : soutenir les populations les plus exposées tout en évitant un cercle vicieux de baisse de la demande et de ralentissement des embauches. La persistance de ces tendances pourrait aussi remettre en cause la crédibilité des prévisions de croissance à moyen terme.

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