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NUMÉRIQUE

OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

Source unique·il y a 16 j

OpenAI franchit une nouvelle étape dans l’intégration de l’intelligence artificielle à l’activité numérique quotidienne avec Computer History, une fonctionnalité qui étend la mémoire de ChatGPT au-delà des échanges textuels pour inclure l’historique des interactions locales. Cette initiative, lancée en août 2026, soulève des questions majeures sur la vie privée et la confiance dans les outils d’IA, alors que les précédents projets similaires, comme Windows Recall de Microsoft, ont déjà suscité des controverses autour de la collecte de données sensibles.

Quelle est la différence fondamentale entre Computer History d’OpenAI et Windows Recall de Microsoft ?

Computer History ne repose pas sur des captures d’écran, contrairement à Windows Recall, mais sur un enregistrement des interactions via les applications et sites web autorisés par l’utilisateur, comme les clics, la saisie au clavier ou les changements d’application. De plus, Computer History est désactivée par défaut et réservée aux utilisateurs de macOS, tandis que Windows Recall était initialement activé par défaut et limité à Windows 11.

Quels sont les territoires exclus de l’accès à Computer History et pourquoi ?

Les utilisateurs situés dans l’Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni ne peuvent pas accéder à Computer History. OpenAI ne précise pas les raisons de cette exclusion, mais cela pourrait refléter des contraintes réglementaires ou une stratégie de déploiement progressif pour éviter des critiques similaires à celles rencontrées par Windows Recall.

Comment OpenAI gère-t-il le stockage et le traitement des données collectées par Computer History ?

Les fichiers de logs bruts sont conservés temporairement (48 heures maximum) sur les serveurs d’OpenAI, puis supprimés après traitement, sauf obligation légale. Les fichiers générés (résumés textuels) restent stockés en local sur l’ordinateur de l’utilisateur jusqu’à suppression manuelle. Cependant, les résultats des interactions avec ChatGPT peuvent être utilisés pour entraîner les modèles d’OpenAI si l’utilisateur l’autorise dans ses options de contrôle des données.

Quels risques Computer History fait-elle peser sur la sécurité des utilisateurs ?

OpenAI reconnaît que la fonctionnalité augmente les risques d’injection de prompt, notamment si des données sensibles ou malveillantes sont intégrées dans les interactions. De plus, la consommation de tokens pour générer des résumés et des fichiers pourrait impacter les coûts d’utilisation pour les utilisateurs des versions payantes (Pro, Business, Enterprise).

Ce que ça pourrait changer

L’adoption de Computer History pourrait accélérer la normalisation des outils d’IA capables de surveiller et d’analyser en profondeur les activités numériques des utilisateurs, posant un défi éthique et réglementaire pour les acteurs du secteur. À terme, cela pourrait renforcer les exigences en matière de transparence et de contrôles d’accès, notamment dans un contexte où les législations sur la protection des données (comme le RGPD) sont déjà sous tension face aux innovations technologiques.

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