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GÉNÉRALISTE

Élections au Québec : 30 % des électeurs ont 65 ans et plus

Source unique·1 oct.

Avec près de 30 % des électeurs québécois âgés de 65 ans et plus, les aînés représentent une force électorale majeure, mais leur place dans le débat public reste paradoxalement marginale. Leur mobilisation récente lors de marches pour le mieux-être révèle une tension entre leur poids démographique et leur visibilité politique, interrogeant la capacité des partis à intégrer leurs priorités dans une société en quête de renouvellement générationnel.

Quelle est la signification politique du poids démographique des aînés au Québec ?

Les 30 % d’électeurs de 65 ans et plus, soit près de deux millions de personnes, en font un groupe déterminant pour l’issue des scrutins, d’autant que les trois quarts d’entre eux ont voté en 2022. Leur influence potentielle contraste avec leur sentiment d’être ignorés par les partis, qui semblent les instrumentaliser uniquement en période électorale.

Quels sont les principaux enjeux portés par les aînés lors de la marche pour le mieux-être ?

Les revendications des participants mettent en avant trois priorités récurrentes : le système de santé, l’environnement et l’accès à des logements abordables. Ces thèmes reflètent à la fois des besoins immédiats et une volonté de participation active à la société, loin du stéréotype de l’aîné passif ou dépendant.

Comment les organisateurs de la marche perçoivent-ils la représentation des aînés dans le débat public ?

François Grisé, du Mouvement Habitats, dénonce une image réductrice des aînés, réduite à des figures de vulnérabilité ou de dépendance, notamment via les représentations des CHSLD pendant la pandémie. Il souligne que la majorité des personnes âgées mène une vie active et autonome bien au-delà de 80 ans, appelant à une perception plus nuancée.

Quelle est la portée symbolique des marches pour le mieux-être des aînés ?

Ces mobilisations, qui ont rassemblé environ 3 000 personnes et impliqué une quarantaine d’élus, visent à briser l’isolement des aînés et à réaffirmer leur rôle dans la société. Elles s’inscrivent dans une dynamique plus large de lutte contre les préjugés, portée par des initiatives comme celles de la Fondation de pédiatrie sociale AGES ou du comédien à l’origine du mouvement.

Ce que ça pourrait changer

L’influence électorale des aînés pourrait contraindre les partis à intégrer davantage leurs revendications dans les programmes, sous peine de perdre un électorat crucial. Par ailleurs, leur mobilisation récente interroge la capacité du Québec à concilier le vieillissement de sa population avec une représentation politique inclusive, évitant ainsi une fracture générationnelle durable.

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