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GÉNÉRALISTE

Des engins de pêche de la Nouvelle-Écosse retrouvés aux Açores

Source unique·9 sept.

La découverte d’engins de pêche en plastique de la Nouvelle-Écosse aux Açores, à plus de 3 000 km de leur origine, illustre l’ampleur des défis posés par la pollution plastique transfrontalière. Au-delà de l’anomalie géographique, cette étude révèle l’urgence d’une coopération internationale pour endiguer un phénomène qui dépasse les frontières et menace des écosystèmes déjà fragilisés par l’activité humaine.

Quelle est la part des débris de pêche canadiens parmi ceux retrouvés aux Açores ?

Plus du tiers des 1 500 débris analysés par les chercheurs de l’Université des Açores proviennent du Canada, principalement de la zone de pêche au homard 34 dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Le reste est issu des activités de pêche américaines.

Pourquoi les Açores sont-elles particulièrement touchées par cette pollution venue d’Amérique du Nord ?

Un fort courant océanique tournant dans le sens des aiguilles d’une montre transporte davantage de déchets marins depuis l’Amérique du Nord vers les Açores que depuis l’Europe, selon Christopher Kim Pham, principal auteur de l’étude.

Quels types d’engins de pêche sont majoritairement retrouvés aux Açores ?

L’étude a identifié des élastiques, des bouts de casiers, des évents d’évacuation et des taquets de sacs d’appâts, principalement liés à la pêche au homard. Ces équipements, une fois perdus ou abandonnés, deviennent des engins de pêche fantômes qui polluent durablement les océans.

Quelles mesures concrètes sont proposées pour réduire cette pollution ?

Christopher Kim Pham et Tony Walker, chercheur à l’Université Dalhousie, plaident pour une reconception des casiers à homards, un meilleur recyclage des engins de pêche et un suivi accru de leur empreinte environnementale. Le ministère canadien des Pêches et des Océans (MPO) a déjà alloué 15 millions de dollars à la récupération des engins perdus depuis 2020.

Ce que ça pourrait changer

Cette pollution transfrontalière pourrait accélérer la prise de conscience des États et des industries sur la nécessité d’un cadre international contraignant, sous peine de voir les écosystèmes insulaires, déjà vulnérables, subir des dommages irréversibles. Sans coopération renforcée, les solutions locales (comme le nettoyage des côtes) resteront insuffisantes face à l’ampleur du phénomène.

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