Le no 3 de la FIFA Kevin Lamour quitte son poste
La démission de Kevin Lamour, troisième homme de la FIFA, marque un nouveau tournant dans la crise de gouvernance qui secoue l’instance mondiale du football. Son départ, consécutif à son opposition publique au projet controversé de Gianni Infantino visant à ouvrir la FIFA à des investisseurs privés, illustre les tensions internes croissantes autour de la légitimité du président italo-suisse, déjà fragilisée par des critiques sur son style de management et ses ambitions réélectorales pour 2027.
Pourquoi Kevin Lamour a-t-il quitté son poste à la FIFA ?
Kevin Lamour a quitté son poste de directeur général des opérations de la FIFA après avoir publiquement critiqué le projet de Gianni Infantino d’ouvrir l’instance à des investisseurs privés, finalement abandonné. Son opposition, exprimée dans un communiqué le 31 juillet 2026, reflétait un désaccord profond sur la gouvernance et les méthodes de management du président de la FIFA.
Quels autres cadres de la FIFA ont exprimé leur désaccord avec Infantino ?
Outre Kevin Lamour, l’ancien entraîneur Arsène Wenger et le secrétaire général Mattias Grafström, considéré comme le numéro deux de la FIFA, ont également salué l’abandon du projet d’ouverture aux investisseurs privés porté par Gianni Infantino, révélant une fracture interne au sein de l’instance.
Quel rôle Kevin Lamour occupait-il au sein de la FIFA avant son départ ?
Kevin Lamour occupait depuis novembre 2024 le poste de directeur général des opérations de la FIFA, où il supervisait des secteurs clés comme le juridique, la communication et les ressources humaines. Il était précédemment employé par l’UEFA avant d’intégrer la FIFA.
Quelles sont les répercussions politiques de cette démission pour Gianni Infantino ?
La démission de Kevin Lamour, figure influente au sein de la FIFA, s’ajoute à d’autres signaux de défiance envers Gianni Infantino, comme le retrait du soutien de la Fédération écossaise. Ces remous interviennent à quelques mois de l’élection présidentielle de mars 2027, où Infantino brigue un nouveau mandat, et risquent d’alimenter les débats sur sa légitimité à diriger l’instance.
Ce que ça pourrait changer
Cette crise interne pourrait accélérer une remise en question plus large de la gouvernance de la FIFA, notamment sur la transparence des décisions et la gestion des conflits d’intérêts. Elle pourrait aussi influencer les stratégies des fédérations nationales et des acteurs du football, qui pourraient exiger des réformes avant de soutenir une réélection d’Infantino. Enfin, elle risque de fragiliser davantage l’image de la FIFA, déjà entachée par des scandales passés et des tensions persistantes entre ses membres.

