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GÉNÉRALISTE

À l’occasion du mois du piéton, la SAAQ et Piétons Québec interpellent les automobilistes

Source unique·il y a 7 j

Alors que le Québec commémore le mois du piéton, les chiffres de la SAAQ révèlent une réalité alarmante : 75 piétons ont perdu la vie en 2025, soit une hausse de 13,6 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. Derrière ces statistiques se cache une responsabilité collective, celle des automobilistes, dont les comportements — souvent liés à l’inattention — transforment les rues en zones de danger pour les usagers les plus vulnérables. La campagne « Un mort par jour » de la SAAQ, qui donne la parole aux victimes, illustre l’urgence d’une prise de conscience collective.

Quels sont les principaux facteurs de risque identifiés par la SAAQ pour les piétons au Québec en 2025 ?

L’inattention des conducteurs est le facteur le plus souvent cité comme cause probable des collisions mortelles impliquant des piétons, selon la SAAQ. Les mois d’octobre et novembre sont particulièrement critiques en raison de la noirceur précoce et de l’absence de neige au sol pour refléter la lumière, ce qui aggrave les risques de collisions. Enfin, le non-respect des priorités aux passages piétonniers ou aux feux de circulation intervient dans une collision mortelle sur cinq.

Quelles mesures concrètes les automobilistes sont-ils incités à adopter pour réduire les risques pour les piétons ?

Les porte-parole de la SAAQ et de Piétons Québec insistent sur des gestes de base : anticiper la présence des piétons, respecter les limites de vitesse, vérifier les angles morts, et se conformer strictement à la signalisation, notamment en cédant le passage aux passages piétonniers. Ces actions, bien que simples, restent insuffisamment appliquées, comme le souligne Geneviève Côté, qui regrette leur caractère systématique dans les accidents.

Pourquoi les infrastructures routières actuelles sont-elles pointées du doigt par Piétons Québec ?

Sandrine Cabana-Degani, directrice générale de Piétons Québec, estime que le réseau routier québécois a été conçu « autour des déplacements motorisés », laissant peu de place aux piétons. Malgré des efforts récents des municipalités, elle souligne la nécessité d’investissements massifs pour repenser les infrastructures et réduire les risques, un processus long et coûteux qui exige un engagement politique fort.

Ce que ça pourrait changer

Cette campagne de sensibilisation pourrait accélérer une prise de conscience collective, mais son efficacité dépendra de la capacité des autorités à concilier discours choc et actions structurelles, notamment en matière d’infrastructures et de financement. Si les comportements individuels évoluent lentement, l’enjeu dépasse la responsabilité des seuls automobilistes : il interroge la priorité accordée à la sécurité des usagers vulnérables dans l’aménagement urbain et les politiques publiques.

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