Tesla FSD : la Slovénie devient le 6e pays européen à l’autoriser, à un mois du vote de l’UE
La Slovénie a autorisé le système Full Self-Driving (FSD) de Tesla en version « Supervised », devenant ainsi le sixième pays européen à valider cette technologie à un mois d’un vote décisif au sein de l’Union européenne. Cette décision s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance mutuelle des homologations, mais elle soulève des questions sur l’harmonisation future des règles en matière de conduite autonome, alors que Bruxelles prépare un cadre réglementaire contraignant pour octobre 2026.
Quelle est la portée exacte de l’autorisation accordée par la Slovénie à Tesla FSD ?
La Slovénie a validé le FSD en mode « Supervised », c’est-à-dire sous supervision humaine obligatoire, ce qui en fait le sixième pays européen à autoriser cette technologie. Cette homologation repose sur une reconnaissance mutuelle de l’homologation « d’origine » délivrée par la RDW néerlandaise, évitant ainsi une nouvelle évaluation nationale.
Quel est le rôle de la RDW néerlandaise dans cette homologation ?
La RDW (Rijksdienst voor het Wegverkeer), l’autorité néerlandaise des transports, a délivré l’homologation « d’origine » du FSD de Tesla, ce qui a permis à la Slovénie d’adopter une approche de reconnaissance mutuelle sans réévaluer le système. Ce mécanisme accélère la diffusion du FSD en Europe, mais il dépend de la légitimité de l’homologation initiale.
Pourquoi le vote du 6 octobre au TCMV est-il un tournant pour Tesla FSD ?
Le vote du 6 octobre au sein du Transport, Telecommunications and Energy Council (TCMV) de l’UE pourrait généraliser l’autorisation du FSD à l’ensemble de l’Union, à condition d’obtenir une majorité qualifiée (au moins 15 États représentant 65 % de la population européenne). Ce scrutin déterminera si la Slovénie et les cinq autres pays autorisés pourront servir de leviers pour une adoption paneuropéenne.
Ce que ça pourrait changer
Cette dynamique de reconnaissance mutuelle pourrait accélérer l’adoption des véhicules autonomes en Europe, mais elle risque aussi de fragmenter le marché si les États membres ne parviennent pas à s’entendre sur un cadre réglementaire commun. Les constructeurs comme Tesla pourraient en profiter pour imposer leurs solutions avant une régulation contraignante, tandis que les autorités européennes devront arbitrer entre innovation et sécurité routière.

