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GÉNÉRALISTE

Des écoles musulmanes sont en état d’alerte après avoir reçu des menaces

Source unique·25 sept.

La multiplication des menaces ciblant les écoles musulmanes canadiennes révèle une escalade inquiétante de l’islamophobie, dans un contexte où les institutions éducatives deviennent des symboles de vulnérabilité. Ces attaques, qui s’inscrivent dans une tendance nationale de hausse des crimes haineux (+170 % entre 2020 et 2024), interrogent sur la capacité des autorités à protéger les minorités tout en préservant le vivre-ensemble, alors que les discours de haine se radicalisent et que les enfants en paient le prix symbolique et concret.

Quelle est la nature des menaces reçues par les écoles musulmanes et comment ont-elles été traitées par les autorités ?

Les écoles de l’Association musulmane du Canada (MAC) ont reçu un courriel anonyme signé par un « justicier citoyen », menaçant de « massacrer » les musulmans et promettant que le Canada serait « débarrassé de l’islam ». Les forces de police locales, dont l’unité chargée des crimes haineux, ont été alertées et ont renforcé les patrouilles policières près des mosquées et écoles, notamment dans la région de Peel (Ontario), où les menaces ont été signalées en premier.

Dans quel contexte ces menaces s’inscrivent-elles et comment s’articulent-elles avec l’histoire récente du Canada ?

Ces menaces surviennent après une série d’actes violents contre les communautés musulmanes, comme le meurtre de quatre membres de la famille Afzaal à London (Ontario) en 2021, qualifié d’acte terroriste, ou la tuerie de la mosquée de Québec en 2017 (six morts). Elles s’ajoutent à une hausse documentée des crimes haineux (+170 % entre 2020 et 2024), reflétant une montée des discours et des violences islamophobes au Canada.

Quelles sont les conséquences immédiates pour les élèves et les établissements visés ?

Les élèves des écoles du MAC se sentent « effrayés et vulnérables » en raison des menaces, et la présence d’agents de sécurité et de policiers à l’entrée des écoles soulève des questions sur leur sentiment d’appartenance à la société canadienne. L’association a dû renforcer les mesures de sécurité, une première pour des établissements habitués à recevoir des courriels menaçants mais jamais directement ciblés de cette manière.

Ce que ça pourrait changer

Ces événements pourraient accélérer les débats sur la protection des minorités religieuses et la lutte contre les crimes haineux au Canada, notamment en renforçant les dispositifs de surveillance et de répression. Ils risquent aussi d’alimenter un climat de méfiance durable, où les institutions éducatives, symboles de transmission et d’intégration, deviennent des cibles privilégiées de la radicalisation xénophobe, avec des répercussions sur le vivre-ensemble et la cohésion sociale.

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