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GÉNÉRALISTE

«Nouvelle garde»: l’essor historique du sport féminin

Source unique·il y a 2 j

Dans un contexte marqué par les reculs des droits des femmes et la montée des violences sexistes, l’essor du sport professionnel féminin en Amérique du Nord apparaît comme un contrepoint optimiste, voire subversif. L’essai Nouvelle garde de Florence-Agathe Dubé-Moreau analyse cette dynamique récente, révélant comment la visibilité accrue des athlètes féminines et l’émergence de nouvelles structures professionnelles redéfinissent les rapports de force dans l’industrie sportive, tout en soulevant des questions persistantes sur l’équité et l’inclusion.

Quels événements récents illustrent la croissance du sport féminin en Amérique du Nord selon l’article ?

L’autrice cite l’arrivée en 2024 de l’équipe de hockey féminin la Victoire dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPFH), fondée en 2023, ainsi que le lancement en 2025 de l’équipe de soccer les Roses dans la Super ligue du Nord. Aux États-Unis, la Women’s National Basketball Association (WNBA) connaît une popularité croissante, tandis que de nouvelles ligues professionnelles émergent en baseball et en basketball féminin, avec des infrastructures dédiées comme des stades ou des centres d’entraînement.

Pourquoi la visibilité médiatique du sport féminin est-elle considérée comme un levier stratégique par l’autrice ?

Florence-Agathe Dubé-Moreau souligne que des plateformes comme Hockey Night in Canada, diffusée sur CBC en partenariat avec la LPFH, ou la création en 2024 de l’All Women’s Sports Network (première chaîne télévisée internationale dédiée au sport féminin) permettent de normaliser la présence des athlètes féminines dans l’imaginaire collectif. Ces médias offrent une crédibilité et une notoriété essentielles pour inspirer les jeunes générations, notamment les filles, à envisager une carrière sportive professionnelle.

Quels obstacles structurels persistent malgré cette croissance, selon l’analyse de l’autrice ?

Malgré des progrès, le financement, les salaires et la couverture médiatique du sport féminin restent très inférieurs à ceux du sport masculin. Par ailleurs, l’autrice pointe du doigt les tests de féminité imposés aux athlètes, une pratique qu’elle juge discriminatoire et révélatrice d’une hiérarchie genrée dans le sport. Enfin, la recherche scientifique sur les performances physiques des athlètes féminines reste limitée, ce qui freine leur optimisation.

Ce que ça pourrait changer

Cette dynamique pourrait accélérer une révision des modèles économiques du sport professionnel, en démontrant que les investissements dans le sport féminin génèrent un retour sur audience et une légitimité culturelle. Cependant, l’article met en garde contre les risques de récupération ou de folklorisation de ces avancées, qui ne doivent pas masquer les inégalités structurelles persistantes, notamment en matière d’équité salariale ou d’inclusion des athlètes transgenres.

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