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GÉNÉRALISTE

Soutien à domicile : Québec élargit ses projets vitrines à neuf régions

Source unique·il y a 1 j

Le gouvernement du Québec étend à neuf régions un projet pilote de soutien à domicile simplifié, visant à offrir jusqu’à 623 000 heures de services à tarifs réduits. Cette initiative, qui s’appuie sur le Programme d’exonération financière pour les services d’aide domestique (PEFSAD), marque une étape clé dans la stratégie québécoise de maintien à domicile des aînés, tout en interrogeant les limites d’un modèle qui délègue une partie des soins à des acteurs privés. Entre accessibilité accrue et risques de fragmentation des services, cette expansion soulève des questions sur l’équilibre entre innovation sociale et continuité des soins.

Quels sont les services couverts par le PEFSAD et à quelles conditions ?

Le PEFSAD permet d’accéder à des services d’aide domestique jugés simples comme l’entretien ménager, l’hygiène, la préparation de repas ou la lessive, à raison de 15 heures maximum par semaine. Les tarifs varient de 8,70 $ à 30,30 $ l’heure selon les revenus des usagers, tandis que les entreprises d’économie sociale reçoivent un tarif fixe de 34,30 $ l’heure de la part du gouvernement. Les demandes pour des besoins plus complexes restent traitées par le réseau public de la santé.

Quels acteurs portent cette initiative et quel rôle jouent-ils ?

Le projet est porté par le gouvernement du Québec, qui finance le PEFSAD à hauteur de 39,3 millions de dollars pour 2026-2027. Les entreprises d’économie sociale (EÉSAD), organisées en réseau, sont les principaux prestataires de services. Leur rôle est de répondre aux besoins non couverts par le réseau public, en offrant une aide complémentaire aux aînés. Le Réseau de coopération des entreprises en économie sociale en soutien à domicile (EÉSAD) se réjouit de cette expansion, soulignant son impact sur l’autonomie des personnes âgées.

Pourquoi cette expansion est-elle présentée comme une priorité par le gouvernement ?

Le gouvernement justifie cette mesure par la volonté d’offrir des services de proximité plus accessibles, permettant aux aînés de rester chez eux plus longtemps. Selon le cabinet de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, cette approche réduit la pression sur le réseau public tout en soutenant les proches aidants. Le PEFSAD s’inscrit par ailleurs dans la nouvelle politique nationale de soutien à domicile annoncée en début d’année, qui vise à renforcer l’autonomie des personnes en perte d’autonomie.

Ce que ça pourrait changer

Cette expansion pourrait améliorer significativement l’accès aux services d’aide à domicile dans des régions jusqu’ici moins desservies, réduisant potentiellement les inégalités territoriales. Cependant, elle interroge sur la pérennité du modèle, notamment en termes de financement et de qualité des services, alors que le réseau public conserve les cas les plus complexes. La réussite du projet dépendra aussi de la capacité des EÉSAD à répondre à une demande croissante sans alourdir les coûts pour les usagers ou l’État.

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